J’ouvre les yeux et j’arrête de me soumettre et je reprends ma liberté

J’ouvre les yeux et j’arrête de me soumettre et je reprends ma liberté

Manipulateurs, harceleurs, pervers narcissiques… des mots qui reviennent de plus en plus souvent dans les conversations, l’actualité et sur les réseaux sociaux. Thème à la mode ou réel problème de société ?

Qu’il s’agisse de relation sociale, de publicité ou de politique, les manipulateurs sont partout, parfaitement intégrés à la société, et leurs techniques sont parfaitement rôdées.

Cependant, doit-on voir de la manipulation partout au risque de voir l’autre comme un prédateur potentiel ? La manipulation est-elle toujours négative ou peut-elle être bienveillante, partant d’une bonne intention ?

 

Au fait, c’est quoi la manipulation ?

D’après le Larousse, manipuler, c’est « l’action d’orienter la conduite de quelqu’un, d’un groupe dans le sens qu’on désire et sans qu’ils s’en rendent compte » ; et à l’origine du mot : manipulare, ou « conduire par la main ». Alors qu’est-ce que la manipulation ? Un truc bienveillant ou totalement pervers ? Et si la vérité était entre les deux ? Car où commence et où s’arrête la manipulation ? Utiliser les mots et les regards qui touchent l’autre pour convaincre, c’est déjà de la manipulation. Se parer de ses plus beaux atours pour séduire, c’est aussi de la manipulation et pourtant, dans les 2 cas, l’intention est louable. Persuasion, influence, diplomatie, éloquence, autorité, charisme, magnétisme, séduction, propagande, emprise, intox, conditionnement, bourrage de crâne… Les synonymes ne manquent pas. Ce que nous entendons ou interprétons est fonction de notre histoire et de nos expériences de vie. Sofia, jolie maghrébine de 32 ans née en France, ne supporte plus qu’on lui dicte sa conduite ou la moindre allusion à ses origines. « Toute ma vie j’ai fait ce que ma famille et la société attendaient de moi. Si je gagne de l’argent, je dois le donner à ma famille et quand je cherche du travail, je ne suis jamais la première sur la liste. A force d’entendre parler de mes ‘’devoirs’’ envers ma famille et ma communauté et de voir l’image dégradée des arabes, j’en étais arrivée à croire que j’étais inférieure aux autres. Que ce que je voyais n’était pas pour moi et que je ne pourrai pas réaliser mes rêves. J’ai eu du mal à m’affirmer, à me dire que j’avais le droit de gagner de l’argent en faisant un métier qui me plait, le droit de parler… J’ai fait un gros travail sur moi pour me débarrasser de ces croyances…  ». Car c’est bien de croyances dont il s’agit. Se croire incapable de réussir, se croire trop grosse, trop maigre, moche ou bête, croire que nous devons faire ou dire telle ou telle chose ou nous conduire de telle ou telle manière pour être aimée, croire que nous avons besoin de quelqu’un pour être heureuse, ne correspond pas à une réalité mais à une croyance et les manipulateurs jouent avec nos faiblesses pour obtenir ce qu’ils attendent.

Quand le prince charmant se transforme en crapaud…

A vouloir croire à l’existence du prince charmant et aux contes de fées il arrive que nous laissions la porte grande ouverte au grand méchant loup : le pervers narcissique. Celui qui nous enjôle (en-geôle ?), nous hypnotise et tisse sa toile jusqu’à nous soumettre à sa volonté et à ses caprices. Nous sentons bien que quelque chose cloche, mais nous refusons de le voir, persuadées que nous pouvons le changer et qu’il nous aime (d’ailleurs, il l’a dit…!). Aurélie, 50 ans, témoigne : « Frédéric a toujours été infidèle et je l’ai accepté. Par amour d’abord, puis pour les enfants et parce que je pensais qu’il finirait par changer. Et puis j’ai eu un cancer du sein. Trois jours avant l’opération, il est parti au milieu de la nuit, sans rien dire… J’ai découvert par la suite qu’il allait rejoindre une femme avec laquelle il avait une relation depuis 10 ans ! C’est là que j’ai pris la décision d’agir. Avec le recul, je dois bien admettre que même si le comportement de mon mari a été dégueulasse, c’est une relation que j’ai acceptée pendant des années… ! Il m’a menti et je voulais le croire… j’aurais du réagir plus tôt, avant de tomber malade. Mais j’ai fermé les yeux et je me suis menti à moi-même pour me persuader que je pouvais le changer… Il a fallu le choc de la maladie pour que je me réveille… » Pour Aurélie, le réveil a été rude, mais en définitive, elle n’a été victime ‘’que’’ d’une manipulation ordinaire… Un gros et long mensonge. Pour d’autres femmes, le chemin s’est avéré plus violent. Comme Mathilde, 32 ans, qui dit avoir subit un « lavage de cerveau » de la part de son mari. « Régis était parfait. Quand je l’ai rencontré, j’avais 19 ans et lui 23. Il m’écoutait, me soutenait, semblait me comprendre… Tout avec lui était simple et lui, il disait que je le tirais vers le haut, que je le réconciliais avec la vie, lui qui avait manqué d’affection pendant son enfance… Une petite voix en moi me disait que quelque chose n’allait pas… c’était trop parfait…mais j’ai préféré croire au conte de fée… Petit à petit, il est devenu injuste, méchant, puis violent et à chaque fois, il revenait vers moi, s’excusait, redevenait adorable. Je pensais que j’étais la seule coupable, que je n’étais pas à la hauteur… Comme il a éloigné mes amis, ma famille et je n’avais plus personne à qui parler et d’ailleurs, j’avais trop honte… Quand on sortait, il était tout plein d’attentions à mon égard mais il trouvait un moyen de me ridiculiser en public, l’air de rien… De retour à la maison, tous les prétextes étaient bons pour une scène… Les sorties étaient une source d’angoisse pour moi. Je ne savais plus ni comment m’habiller, ni comment me tenir, ni quoi dire. Les gens qui nous recevaient devaient avoir une image horrible de moi… »

Je me soumets, tu me soumets, je te soumets, nous nous soumettons… On arrête de jouer !

La manipulation fait partie de notre vie. Elle est étroitement liée à la communication et à la façon dont nous interagissons avec notre entourage. Je me soumets parfois par amour, parfois par la force et parfois inconsciemment.
La publicité qui me vend du café, un parfum ou une boisson énergisante en jouant avec mes émotions et mes valeurs (le voyage, l’énergie, l’action, le luxe, la beauté ou l’amour), me manipule. Le parent qui promet une récompense à son enfant pour l’amener à travailler ou à ranger sa chambre, le manipule.

En enrobant et en travestissant nos propos au lieu de dire les choses telles que nous les observons et telles que nous les ressentons, nous créons un scénario de manipulation.

Marie, 39 ans, confirme « Je me sentais frustrée. J’avais l’impression que mes envies et mes besoins ne comptaient pas… et puis j’ai pris conscience grâce à un séminaire de développement personnel, que je n’exprimais pas mes besoins ou que je les exprimais mal. Depuis, j’ai appris à mieux communiquer avec mon compagnon et ma famille. J’exprime simplement et clairement ce que je veux et non ce que je ne veux pas. Il nous arrive bien sûr de ne pas être d’accord mais ça donne lieu à une discussion et non à un conflit. A partir du moment où j’ai pu exprimer mes besoins, je n’ai plus ressenti de frustration ou de colère et je n’avais plus le sentiment de me soumettre à une décision injuste. Et comme j’écoutais aussi les besoins d’Adrien, il ne se sentait plus agressé ou manipulé. Ca nous a donné la possibilité d’échanger sur ce qui était important pour nous, ça nous a aussi rapproché ! » 

En arrêtant de « jouer », nous retrouvons notre parole et le pouvoir de dire « oui » ou « non ». Et lorsque nous disons « oui », il s’agit d’un vrai « oui » et non d’un « bon, d’accord ». En ne jouant plus, nous redevenons authentiques, allignés. Nous ne nous soumettons plus ni à nos propres croyances, ni à la volonté de l’autre.

Garde malade ou amante et complice ?

Un autre exemple ? Jean-Maurice est malade. Pas hyper malade ! Juste un peu malade. Vous voulez sortir, bouger, marcher. Vous êtes dans une belle énergie que vous avez envie de partager, car le couple, c’est surtout ça : un partage. Mais Jean-Maurice est malade. Bien sûr, il souffre. Et ça vous embête. Un peu par empathie et surtout par ennui, disons le. Car tous ces bobos vous ennuient. Mais vous êtes une fille bien élevée et on vous a appris le don de soi et l’abnégation. Alors vous oubliez vos envies et vous restez là, à écouter les plaintes de Jean-Maurice qui a l’air d’avoir 8,5 ans. Vous lui préparez une tisane, vous le chouchoutez et vous pensez que dehors, il fait beau… Vous ruminez la situation… vous pensez à tout ce que vous pourriez faire, auriez pu faire, n’avez pas fait… Et en fin de journée, vous vous sentez frustrée, voire en colère et tous les prétextes sont bons pour déclencher un conflit, car vous lui en voulez… Votre « oui » était un « bon, d’accord ».

Essayez dans ces cas là de dire ce que vous voulez, sans agressivité, sans colère. Et si Jean-Maurice a besoin de prendre soin de lui, qu’il le fasse… sans vous, puisque vous n’en avez pas envie. Et faites ce que vous voulez faire. Et lorsque vous rentrerez, partagez avec lui les plaisirs que vous avez vécus et nons les frustrations.

Redevenez la princesse que vous étiez, petite. Devenez une déesse et si ça se trouve, les bobos de Jean-Maurice disparaîtront comme par enchantement… 🙂

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7 clefs pour sortir des relations toxiques

7 clefs pour sortir des relations toxiques

On parle beaucoup des relations toxiques avec les pervers narcissiques, mais qu’en est-il de la violence au quotidien ? Qu’en est-il de ces ‘’petits riens’’ qui finissent par prendre le pas sur la joie de vivre et réduisent à néant optimisme, envie et désir ? 

Qu’en est-il de la relation qui s’étiole avec le conjoint qui se plaint et refuse toutes les propositions, du collègue jaloux qui vous met des bâtons dans les roues, des réflexions perfides de la belle-mère et des insinuations douteuse de la voisine ? Autant de relations toxiques qui vous gâchent la vie… Il y a aussi le journal télévisé et ses catastrophes en tous genres, les émissions de téléréalité où l’on apprend à éliminer l’autre, ou encore les clichés de la publicité qui vous amènent à vous comparer… Aujourd’hui, vous êtes fatiguée, vous voulez reprendre votre vie en main et sortir des relations toxiques pour retrouver de la liberté, de la joie et du fun ? Bonne nouvelle : avec un peu de détermination, c’est possible !

Une danse à deux…

La relation tient dans la rencontre de deux inconscients qui vont se faire écho de manière positive ou nocive en fonction des personnalités des deux individus. Qui de la zone d’ombre et de la zone de lumière l’emportera sur l’autre ? Retenez que si l’autre vous manipule, c’est que vous êtes manipulable ! Trop souvent, on ‘’passe l’éponge’’ pour de plus ou moins bonnes raisons : ne pas blesser l’autre, ne pas ‘’jeter d’huile sur le feu’’, ou par lâcheté. Nous croyons que ‘’ce n’est pas si grave’’ jusqu’au moment où l’on n’en peut plus. Parler avant d’arriver au trop-plein permet de dire les choses calmement et d’évacuer frustration et ressentiment.

1 – Faites la part des choses

L’autre n’est pas nécessairement un psychopathe qui veut vous détruire et il convient de faire la part des choses entre l’ami temporellement envahissant qui vous transmet un mal-être, et la ‘’vraie’’ relation toxique. Ne mettez pas tout le monde dans le même panier et ne faites pas d’amalgames trop rapides

2 – Apprenez à repérer les pervers (narcissiques ou ordinaires…)

Le pervers est… un pervers (vrai pour les femmes aussi, n’y voyez aucun jugement à l’encontre des hommes, la perversion n’a pas de sexe) et il est difficile de le démasquer au premier contact. La relation toxique est insidieuse et on ne s’en rend pas compte immédiatement. Mais quand vous vous sentez anxieuse, renfermée, coupable, dévalorisée, privée de votre libre arbitre, c’est que la relation est néfaste et ne vous convient pas. Intuitivement, vous le savez, mais vous n’écoutez pas la petite voix qui vous souffle de laisser tomber. Ne vous obstinez pas : la petite voix, c’est votre intuition et elle sait mieux que votre mental ce qui est bon pour vous.

3 – Prenez conscience de ce qui se joue

Pourquoi ne pouvez-vous pas dire non ? De quoi avez-vous peur ? Ecoutez votre corps : il vous parle ! ‘’Ce qui ne s’exprime pas s’imprime’’ et les tensions, maladies ou allergies expriment ce que vous ressentez. Observez la situation et arrêtez de penser pour mieux ressentir. A quoi vous renvoie-t-elle ? Nous reproduisons fréquemment des schémas créés pendant notre enfance. Ceux hérités des comportement de nos parents que nous imitons inconsciemment, ou ceux que nous avons mis en place pour nous protéger parce qu’ils étaient nécessaires à ce moment. Prendre conscience de ce qui se joue permet de faire le tri entre ce qui nous appartient et ce que nous rejouons encore et encore.

4 – Acceptez et écoutez vos émotions

Elles ne sont jamais négatives ! Comparez émotions, douleurs et tensions aux voyants d’une voiture. Lorsque la petite lampe rouge s’allume et clignote, que faites-vous ? Attendez-vous l’accident ou la panne ou agissez-vous en conséquence avant qu’il ne soit trop tard ? Nous avons appris à étouffer nos émotions, souvent par peur. Elles nous agacent et arrivent parfois à des moments inopportuns ; s’il n’est pas utile d’en faire étalage en public, il faut néanmoins les prendre en compte car elles ont une utilité : elles nous permettent de nous adapter à une situation de vie :

  • La colère nous indique une limite à ne pas dépasser ou un besoin non satisfait,
  • La peur nous incite à nous protéger ou à éviter le danger,
  • La tristesse permet de prendre conscience qu’une page se tourne et de faire le deuil d’une situation,
  • La joie nous pousse à créer des liens avec d’autres pour écrire une nouvelle page. Elle stoppe aussi la libération de l’hormone du stress (le cortisol) et libère l’hormone du bonheur (la dopamine). 

5 – Refusez le jeu de la culpabilisation

Dans une relation toxique, et notamment avec les pervers, surtout n’entrez pas dans la culpabilisation. Au lieu de vous justifier, amenez la personne à prendre conscience de son propre comportement sans entrer dans des accusations et des agressions qui ne feraient qu’envenimer les choses : « C’est vrai, je ne suis pas parfaite. Et toi ? ». Faites des observations précises qu’il ne pourra pas nier : « Quand vous vous moquez d’Huguette en public, est-ce un comportement irréprochable et digne ? » ou « quand tu arrives à un rendez-vous avec 1 heure de retard sans me prévenir, dirais-tu que tu me respectes ? ». Restez ferme ; les personnes toxiques détestent être mises face à leur propre comportement. Ne leur donnez pas de prise sur vous. Elles ont aussi horreur d’être fuies ou évitées. Coupez toute forme de relations avec elles ou limitez les au stricte minimum s’il s’agit d’une relation professionnelle. Au passage, renoncez à vouloir sauver l’autre en étant disponible 24/24, en vous effaçant et en pensant que vous pouvez l’aider. Le pervers ordinaire est indifférent à l’autre et ne songe qu’à ses intérêts. Vous n’êtes pas en cause, même s’il ou elle l’affirme… !

6 – Apprenez à mieux communiquer

Apprenez à mieux communiquer de sorte à éviter toute forme de dérive et à ne pas l’alimenter. En exprimant vos accords et vos désaccords de manière ferme, sans vous laisser envahir, vous signifiez à l’autre que vous ne jouerez pas avec lui à ce jeu. Vous lui donnez aucune prise et il passera son chemin à la recherche d’une autre proie pour valoriser son égo. Notons ces 2 points fondamentaux de la communication tirés du ‘’Passeport pour la Santé’’ de Jacques Salomé :

  • Oser restituer les messages négatifs qui nous viennent parfois de l’autre, en se positionnant clairement, en trouvant la bonne distance ou même en renonçant à poursuivre des relations qui peuvent se révéler toxiques pour nous.
  • Oser refuser, c’est à dire prendre le risque de faire de la peine ou de décevoir, en se positionnant, en se confrontant par un non d’affirmation, face à une demande ou une invitation de l’autre, qui ne correspond pas à nos valeurs, à notre disponibilité ou qui touche à notre seuil de tolérance.

7 – Si ce n’est pas suffisant, fuyez et coupez les ponts 

Si malgré tout l’autre continue à vous harceler et que sa présence vous détruit, coupez les ponts, car le temps ne jouera pas en votre faveur, bien au contraire, il ne fera que renforcer des travers et des situations dont il sera de plus en plus difficile de sortir.  Vous ne changerez pas les autres. C’est donc à vous de changer la donne pour les amener à modifier leur comportement à votre égard. Et n’oubliez pas : si l’on n’est pas responsable de ce qui nous arrive, nous sommes 100% responsables de ce que nous en faisons. Vous n’avez qu’une vie et que c’est la vôtre, ne la gâchez pas !

Extrait de « passeport pour le bien-être » par Jacques Salomé

Le bien-être relève de notre responsabilité pleine et entière, en renonçant tout d’abord à la victimisation et à la mise en dépendance. Il appartient donc à chacun de se donner les moyens de se réconcilier avec le meilleur de ses possibles en acceptant de devenir un bon compagnon pour soi. Le bien être ne résulte pas d’une simple intention ou désir, il est sous tendu par plusieurs démarches qu’il me parait important de rappeler.

  • Développer la capacité à être présent au présent. Cela veut dire de ne pas se laisser envahir par son passé ou par les situations inachevées de son histoire. Cela veut dire aussi de ne pas fuir dans le futur soit en l’idéalisant soit en remettant à demain ce qu’il est possible de vivre aujourd’hui.
  • Accepter de s’aimer en cultivant respect, bienveillance et tendresse à l’égard des différentes composantes de sa personnalité et surtout de son corps. Ce faisant nous inscrivons en nous un ancrage de fiabilité et de confiance pour agrandir la vivance de notre vie.
  • Apprendre à découvrir et à cultiver la beauté partout où elle peut s’épanouir. Et déjà aller à sa rencontre en prenant le temps de la reconnaître dans ses manifestations les plus infimes. La beauté a de multiples visages et surtout une incroyable créativité pour se dire.
  • Se donner les moyens d’apprendre à mieux communiquer. Avec soi même et avec autrui.
  • Pouvoir s’appuyer sur des proches et des amis suffisamment stables et solides pour nous aider à résister aux péripéties et aux avatars de notre propre évolution.
  • Prendre soin de son corps et de sa santé. Avec une alimentation qui corresponde aux besoins de votre organisme et une hygiène de vie qui respecte votre rythme et vos ressources. Cultiver des temps de méditation, de centration et de plaisir à être.

Extrait du texte de Jacques Salomé: http://www.j-salome.com/relation-a-soi_meme.html

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Cette fois, je change tout. C’est décidé, ça va marcher… !

Cette fois, je change tout. C’est décidé, ça va marcher… !

Vous arrive-t-il de penser que vous ratez tout ce que vous entreprenez ? Couple, famille, travail… Vous arrive-t-il de vous demander « mais qu’est-ce qui cloche avec moi ? » ou de vous dire « je n’ai pas de chance… c’est toujours sur moi que ça tombe… » ? La vie est faite de joies, de déceptions, de chagrins et de surprises. Comment faire pour que les moments agréables l’emportent sur les moments difficiles ?

Des moments difficiles ? Où ça ?

A trop rechercher la perfection et à vouloir faire de sa famille ou de son couple le stéréotype des clichés proposés par la publicité et le cinéma, on finit par passer à coté du bonheur. Accepter et aimer les imperfections aide à rendre la vie plus douce et plus facile.

Jessica, 32 ans, a frôlé la mort suite à une grave maladie « Quand je suis sortie de l’hôpital, j’ai revu toutes mes priorités, qu’elles soient amicales, professionnelles, amoureuses ou familiales… J’ai réalisé que je n’avais pas de temps à perdre. Que la vie était précieuse et fragile. Je ne perds plus de temps avec des obligations inutiles, j’ai appris à dire non et à ne plus faire semblant. J’ai appris aussi à relativiser… Ce qui me paraissait insupportable avant la maladie est aujourd’hui à peine une contrariété ».

Faut-il traverser des périodes douloureuses pour apprécier la vie ?

Si tu m’aimais, tu le saurais !

Les hommes et les femmes sont différents. Nous voulons être devinées, ils veulent de l’explicite. Aidons-les à nous satisfaire ! Apprenons à mieux communiquer les un-es avec les autres en formulant clairement nos besoins. Laurence, 28 ans partage son expérience : « Rémi n’est pas très démonstratif… Je pensais que je ne l’intéressais plus, j’avais peur qu’il me quitte, je lui faisais des scènes de jalousie et lui, il rentrait de plus en plus tard pour éviter les cris… Après un atelier de développement personnel sur le couple et j’ai mis en place ce que j’avais appris : Je lui ai dit comment je me sentais en vrai et quand il m’a dit que lui aussi était inquiet et se sentait mal…  que tout ce que j’avais imaginé était dans ma tête et pas dans la réalité, qu’il n’en pouvait plus de mes scènes et que j’étais en train de tout gâcher moi-même… »

Car oui, dire ce que l’on ressent et ce que l’on attend de l’autre permet soit de l’obtenir, soit de savoir si l’autre est en mesure de le donner ou pas, puis d’en tirer les conclusions. Trop souvent, nous nous gâchons l’existence en faisant des suppositions que nous ne vérifions pas auprès de la personne concernée. C’est vrai pour le couple et c’est vrai pour nos relations en général…!

La folie, c’est de refaire toujours la même chose et s’attendre à des résultats différents (Albert Einstein).

Pour Marie Andersen, psychologue clinicienne, auteure de ‘’L’Art de se gâcher la vie’’. « Il y a deux choses sur lesquelles on aimerait avoir plus d’action et sur lesquelles nos moyens sont limités. Ce sont les autres et la réalité objective. On s’escrime à vouloir changer l’autre parce qu’il constituerait un obstacle à notre bien-être et on s’évertue à changer les circonstances de la vie. Ce sont deux formes de résistance à nos désirs sur lesquelles on a peu de prise, malheureusement. »

A s’obstiner à vouloir changer les autres et les circonstances de la vie, nous allons vers de nombreuses déceptions. Alors pourquoi mettons-nous toujours en place les mêmes comportements ? Est-ce que dire « range ta chambre » un million de fois à son ado l’a amené à devenir ordonné ?

« Au bureau, je trouvais mes collaboratrice pas assez performantes » nous avoue Christelle, 37 ans, manager dans une société d’informatique « Je passais mon temps à leur dire comment faire les choses, j’étais dans le contrôle permanent et il m’arrivait même d’être désagréable en pensant que ça allait les faire réagir… Evidemment mes relations avec elles étaient tendues… Quand je rentrais chez moi le soir j’étais épuisée, je n’avais plus de temps pour ma famille et en plus mon service n’atteignait pas ses objectifs, ce qui me mettait en danger. Alors j’en rajoutais, et ça empirait… Puis j’ai changé ma façon d’être… j’ai mis en place une nouvelle organisation qui offre plus d’autonomie et de liberté et les choses se sont mises en place d’elles-mêmes. Nous avons atteint nos objectifs et quand je rentre chez moi, je suis disponible pour ma famille ! »

Et oui, plus de la même chose donne le même résultat…

La vie est un mouvement. Ce qui compte, c’est le chemin (Paolo Coelho)

Trop souvent, nous nous focalisons sur le but et nous oublions le chemin. Si nous n’atteignons pas l’objectif fixé, nous éprouvons de la frustration, de la tristesse ou de la colère. La vie est jalonnée de choix à faire, de décisions à prendre, de découvertes et de rencontres. Ce sont ces choix, ces décisions et ces rencontres qui nous construisent et nous forgent. C’est notre capacité d’apprentissage, d’adaptabilité et d’ouverture qui nous remplit.
« C’est au cours d’un voyage au Kenya que j’ai compris l’importance du chemin » nous raconte Estelle, 29 ans, bloggeuse « J’étais partie pour un trek sur le Kilimandjaro. Je me croyais prête parce que je fais du sport régulièrement. Mon objectif était le sommet. En fait, après quelques jours d’ascension, je n’en pouvais plus. Je voulais m’arrêter, j’étais prête à renoncer. Les autres avançaient et j’étais en arrière… Mon égo en prenait un coup ! C’est grâce à un guide que j’y suis arrivée. Patiemment, il m’a emmenée. Il me disait ‘’un pas après l’autre’’. Quand on est arrivés au sommet, il m’a dit ‘’tu es heureuse ? tu as réussi le chemin !  » . C’est là que j’ai compris que ma fierté, c’était d’avoir pu faire le chemin. A mon rythme, avec l’aide de quelqu’un, mais je l’ai fait et je n’ai pas renoncé… Ca a été une grande leçon de vie… ».

Vous voulez réussir ? Amorcer un changement ? Faites le premier pas…

9 conseils pour arrêter de s’auto-saboter

9 conseils pour arrêter de s’auto-saboter

Vous avez réalisé que vous répétiez (trop) souvent les mêmes schémas, que votre vie ne ressemblait ni à vos rêves d’enfant, ni à vos rêves d’adlescente et vous voulez changer la donne ?  Voici quelques conseils pour mettre votre aut-saboteur en mode veille… 

Il s’invite dans votre tête, tout plein de bonnes intentions, il murmure à votre oreille des mots que vous avez envie d’entendre « repose-toi, tu as besoin de te détendre » ou « ne force pas trop, ça ne sert à rien, tu vas t’épuiser et tu ne seras plus bonne à rien ». Puis, très rapidement, il se transforme en terroriste. Il vous met des bâtons dans les roues, vous entraîne vers de mauvaises pentes ou bloque vos choix avec une habileté déconcertante… Il a plusieurs visages, c’est votre auto-saboteur. Comment contrecarrer ses plans ?

1. Savoir qui vous êtes et ce que vous voulez vraiment

Connaître son important et son pourquoi, c’est le prérequis. Sans cette phase préalable, impossible d’aller de l’avant. Prenez du temps pour vous et soyez honnête avec vous-même : êtes-vous heureuse ? Si vous n’aviez aucun souci d’argent, aucun frein, aucune peur, que feriez-vous ?

Passez en revue vos 5 domaines de vies : Famille, Couple, Travail, Social, Développement personnel et faites ressortir le top 3. Quelles sont vos priorités ? Que pouvez-vous améliorer ?

2. Appréciez votre peur

« Tout ce que vous avez toujours voulu est de l’autre côté de la peur » George Addair

L’auto-sabotage est le reflet d’un manque de confiance en soi. En alimentant la peur ou en la confirmant, vous renforcez votre saboteur interne et vous vous conditionnez à l’échec… Prenez le contre-pied en vous donnant des objectifs précis et atteignables et gardez à l’esprit que si vous avez peur, c’est le signe que vous êtes sur le bon chemin. Vous vibrez, vous désirez, vous avez peur (d’échouer ?) et votre saboteur vous bloque. N’hésitez pas : foncez ! Si le sujet ne vous intéressait pas, vous ne vous poseriez même pas la question…

3. Place au concret ! Posez des actes !

Vous voulez un corps sculpté de top model ? Vous remettre en forme ? Changer de métier ? Apprendre une langue étrangère ? Jouer d’un instrument de musique ? Faites le premier pas. Personne ne devient champion olympique du jour au lendemain : il y a toujours une période d’apprentissage, suivie d’un entrainement régulier. Arrêtez les excuses et commencez par une petite action. Un pas chaque jour et vous progresserez. Et n’oubliez pas : il vaut mieux faire 1000 fois une chose que 1 fois mille choses…

4. Méditer pour chasser ses pensées

Apprenez à calmer le mental. Prenez 10 minutes pour vous (au début…) et concentrez-vous sur votre respiration. Observez vos pensées sans les nourrir. Ne les arrêtez pas. Si elles font mine de s’incruster, posez-les sur un nuage et poussez-les au loin. Vous devez faire du calme en vous pour accueillir d’autres choses sereinement. Pour remplir une tasse, il faut la vider au préalable. Il est difficile, en étant pleine d’irritation, de stress ou de peurs d’accueillir les aspects positifs de ce qui vous entoure. Faites de la place. De plus, la méditation aide à se concentrer, et vivre en pleine conscience permet d’apprécier ce que l’on fait, entend et voit à leur juste valeur.

5. Acceptez qu’il y ait un prix à payer

Oui, il y aura un prix à payer, parce que tout choix suppose de renoncer à une chose pour une autre. Soit vous prenez ce job super bien payé, mais un peu loin de chez vous et qui vous demandera un investissement personnel important, soit vous acceptez cette autre offre, près de chez vous avec peu d’heures de travail, moins rémunérée, mais qui vous laisse du temps pour vous.

Si vous voulez vivre l’aventure, vous devrez renoncer au confort. Pour créer une entreprise et avoir la liberté, il vous faudra travailler beaucoup. Avoir le beurre et l’argent du beurre est un mythe. Il n’y a pas de ‘’bons’’ ou de ‘’mauvais’’ choix et ce n’est ni ‘’bien’’, ni ‘’mal’’. Il n’y a que ce qui est bon pour vous au moment où vous en êtes.

6. Traitez-vous en première classe

Pour Hacen Jeaidi, coach de vie à Annecy : « se traiter en première classe, c’est s’aimer d’un amour inconditionnel, car s’il y a un domaine qui ne doit souffrir d’aucune condition, c’est l’amour de soi. On ne peut donner que ce que l’on a et on ne peut donner de l’amour que si on en a suffisamment pour soi. C’est ce qu’il y a au fond de moi qui entre en résonance avec ce que je reçois de l’extérieur, et c’est l’amour de soi qui permet d’apprécier pleinement l’amour que l’autre me donne. »

Se traiter en 1ère classe, c’est aussi savoir se pardonner. C’est prendre soin de soi. S’accorder autant de temps et d’attention qu’on en accorde aux autres et parfois savoir dire ‘’non’’ pour se préserver. « Aimer son prochain comme soi-même » suppose de s’aimer soi. Ca évite les conflits

7. Soyez bienveillante avec vous-même

Ne vous jugez pas ! Personne n’est à l’abri d’une erreur, d’un échec et il nous est arrivé à toutes de ne pas être fière d’une parole ou d’un acte. Pardonnez-vous comme vous pardonnez aux autres d’avoir eu une parole malheureuse et ne vous attardez pas sur la question. Cessez de vous en vouloir et d’avoir à votre égard des paroles ou des pensées comme ‘’je suis vraiment trop nulle ! ’’, ‘’je suis grosse (ou maigre)’’, ‘’Je n’ai aucune mémoire ! ’’, ‘’c’est pas pour moi’’, ou tout autre parole de ce style. Est-ce que vous vous adresseriez à quelqu’un en disant cela ? Probablement pas, alors pourquoi vous adressez-vous à vous même avec autant de sévérité ?

8. Ecoutez votre enfant intérieur

Nous vivons avec nos souvenirs d’enfance et nous portons en nous l’enfant que nous avons été. Il vous est certainement arrivé de réagir de façon fortement émotionnelle à une situation banale ? Par exemple avoir peur du noir, croire aux fantômes ou pleurer sur un film triste ? C’est l’enfant qui réagit… Car l’adulte que vous êtes sait que rien de se cache sous son lit et que le film est une fiction. Peut-être avez-vous réagi de manière disproportionnée à une réflexion que l’on vous a faite ? Là encore, c’est la voix de l’enfant qui parle et non vous. Cet enfant a besoin d’être écoutée. Ne montez pas dans les tours en accusant l’autre, mais posez-vous un instant avec vous-même et demandez-vous à quoi la situation vous renvoie. Bien sûr il est naturel d’éprouver des émotions. C’est lorsqu’elles prennent des proportions sans rapport avec l’événement qu’il faut s’inquiéter et non à chaque ressenti…

9. Eprouvez de l’enthousiasme et retrouvez votre âme d’enfant

Souvenez-vous lorsque vous étiez enfant : courir dans les flaques, attraper des flocons avec la langue, chanter à tue tête, courir, crier… rien ne vous faisait peur et tout était prétexte à des jeux. Laissez-vous porter par ce qui est beau et agréable. Soyez enthousiaste même s’il neige (chouette des flocons !) ou s’il pleut (cool un arc-en-ciel !). Souriez et dites merci. C’est prouvé : lorsque nous sourions, notre cerveau enregistre que tout va bien et que nous éprouvons de la joie. Dès lors l’auto-saboteur se met au repos et nous laisse quelques instants de répit.


Citations inspirantes

  • Vise la réussite, pas la perfection. N’abandonne jamais ton droit à l’erreur, parce que tu vas perdre la capacité d’apprendre de nouvelles choses et d’aller de l’avant avec ta vie. Rappelle-toi que la peur se cache toujours derrière le perfectionnisme – David M. Burns
  • La réussite est l’accumulation d’échecs, d’erreurs, de faux départs, de confusion et la volonté de continuer malgré tout – Nick Gleason
  • Il y a au fond de vous de multiples petites étincelles de potentialités : elles ne demandent qu’un souffle pour s’enflammer en de magnifiques réussites – Wilferd Peterson
  • Le pardon signifie aimer la personne que tu étais. L’estime de soi signifie aimer la personne que tu es. La confiance signifie aimer la personne que tu deviens – Doe Zantamata
  • J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité à la vaincre – Nelson Mandela
  • Travaillez comme si vous n’aviez pas besoin d’argent, aimez comme si vous n’aviez jamais souffert et dansez comme si personne ne vous regardait – Mark Twain
  • Le succès n’est pas à propos du résultat, mais de ce qu’on a appris sur le chemin – Vera Wang
  • J’accepte la grande aventure d’être moi – Simone de Beauvoir
  • Lorsque tu sous-estimes ce que tu fais, le monde sous-estime qui tu es – Oprah Winfrey
  • La plus grande découverte de tous les temps, c’est qu’une personne peut changer son avenir en changeant simplement son comportement – Oprah Winfrey
  • Sois reconnaissant de ce que tu as ; tu en auras plus. Si tu te concentres sur ce que tu n’as pas, tu n’en auras jamais assez – Oprah Winfrey
  • Aie le courage de suivre ton cœur et ton intuition. Ils savent ce que tu veux réellement devenir. Le reste est secondaire – Steve Jobs

Lire aussi : Pourquoi suis-je mon pire ennemi ? 

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7 choses à faire pour bien gâcher sa vie

7 choses à faire pour bien gâcher sa vie

Pour commencer l’année, j’ai eu envie d’écrirer un article qui m’a été inspiré par Fabien Delcourt . Un artcile à lire au 4ème degré, évidemment… IL s’adresse plus particulièrement aux femmes, mais il n’est pas exclus que j’en écrive un à votre attention, Messieurs 🙂

Faites des scènes quand il rentre à la maison

Vous croyez être féminine jusqu’au bout des ongles en lui faisant une scène parce qu’il a oublié la date de votre premier baiser, est arrivé avec 30 minutes de retard (et maintenant le poulet est trop cuit), a reçu un SMS de son assistante ou d’une collègue pour décaler un rendez-vous ou que vous n’aimez pas le parfum qu’il vous offre (s’il vous aimait, il le saurait) Vous avez raison, c’est la bonne stratégie. Les hommes adorent se sentir rabroués et diminués. Continuez à le dévaloriser et vous verrez, bientôt, il ne rentrera plus du tout et vous aurez la paix.

Transformez-vous en ménagère

Ca y est. Vous vivez ensemble, l’affaire est faite, c’est acquis. Check. Vous n’avez plus besoin de lui plaire. Pourquoi feriez-vous des efforts, il vous connaît, non ? Et puis s’il n’est pas capable de vous apprécier et de vous désirer telle que vous êtes, avec votre pyjama one piece et vos chaussons licornes, c’est qu’il ne vous aime pas vraiment. Après tout, pyjama ou pas, vous faites tout ce qu’il faut pour sa maison soit accueillante : la déco (chocolat, aubergine, lin et ficelle), la cuisine (des plats préparés, mais bon…) et le ménage bien sûr…

Ruinez-vous en fringues et en chaussures

Votre compte bancaire est à découvert dès le 10 du mois. Vous vivez dans un studio, vous aimeriez acheter un appartement, mais c’est plus fort que vous : il vous faut ab-so-lu-ment cette petite paire de chaussures qui ira si bien avec le tailleur que vous avez achetez il y a 3 mois et que vous n’avez jamais porté, puisque vous n’aviez pas les chaussures qui vont avec… Ne prenez surtout pas le risque de passer à côté d’une opportunité pareille. L’appartement et les vacances attendront et vous pourrez toujours manger des pâtes à condition de surveiller votre ligne pour pouvoir mettre le tailleur…

N’ouvrez plus jamais un livre qui vous apprenne quelque chose

A quoi bon lire ? Surtout des livres qui pourraient vous ouvrir l’esprit. C’est long et c’est chiant. Il n’y a pas d’intrigue, Roméo ne rencontre pas Juliette et Michael n’embrasse pas Jessica dans les fourrés. Vous avez raison. Revêtez votre one piece et allez vous coucher avec bon roman facile à lire. Ca vous aidera beaucoup. Variante :  allumez la télévision et branchez-vous sur une émission de télé-réalité.

Vous avez un enfant ? Pourissez le d’une façon ou d’une autre

Gâtez le à n’en plus pouvoir de sorte à ce qu’il trouve normal de tout obtenir tout de suite. Couvez-le, surprotégez-le, faites-lui croire qu’il vit dans un monde de bisounours. Si tout va bien, vous en ferez un être très malheureux, inadapté et sans autonomie qui restera avec vous jusqu’à la fin de vos jours vous interdisant au passage d’avoir une vie. Une autre façon de vous pourrir ? Adressez-vous à lui avec impatience, dites lui ou faites lui comprendre à quel point il est insignifiant et paresseux, mettez-lui la pression en permanence. En vous donnant cette peine, vous en ferez un individu sans confiance, sans estime, en échec permanent, ou avec un peu de chance, un délinquant.

Ruminez des soirées entières

Passez votre temps à ressasser tout ce qui ne vous convient pas, répétez-vous que la vie est moche et que les autres sont méchants et ne vous comprennent pas. Vous avez réussi des choses dans votre vie ? Vous avez des amis, de la famille ? Vous avez vu de magnifiques couchers de soleil ? Oubliez tout ça et ne retenez que ce qui va mal : il fait froid (ou trop chaud…), vos amis sont loin, vous n’avez pas une vie de rêve et votre compagnon laisse trainer ses chaussettes. Bref, laissez vos pensées négatives vous envahir et retenez-les pour le cas où elles s’échapperaient…

Ne passez pas à l’action

Evidemment, vous pourriez passer à l’action, commencer par un premier pas pour aller vers le changement. Vous pourriez par exemple vous faire accompagner pour gagner du temps, mais bon… le coaching coûte cher et vous ne pourriez pas vous acheter la petite paire de chaussures qui vous fait tant envie (ou toute autre dépense indispensable à votre équilibre). Donc ne changez rien. Restez bien au chaud dans votre zone de confort et n’essayez pas de découvrir d’autres façons de voir la vie.

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Pourquoi suis-je mon pire ennemi ?

Pourquoi suis-je mon pire ennemi ?

Faible estime de soi, insécurités, frustrations, peurs, culpabilité… si vous avez du mal à réussir ce que vous entreprenez, peut-être êtes-vous en train de devenir votre pire ennemi…

Comment peut-on devenir son pire ennemi, me demanderez-vous… Et je vous répondrai : on peut, parce que nous sommes notre pire juge ! Imaginez : vous devez prendre la parole en public et vous êtes morte de trouille. Pourquoi ? Parce que vous êtes sûre que vous ne serez pas intéressante, que d’autres sont mieux placés que vous, que vous ne maîtrisez pas assez le sujet, que vous n’avez pas la tenue adaptée pour monter sur scène, que votre coupe de cheveux est ratée… bref, vous allez être ridicule… Pourtant, une part de vous se sait capable de réaliser cette prestation… Alors quoi ? Les autres vont vous juger ? Que nenni… car personne ne fera aucune des remarques sus-mentionnées, et que le lendemain, vous ne ferez ni la Une des journaux, ni le buzz sur les réseaux sociaux. La vérité, c’est que le jugement vient de vous et non des autres. D’ailleurs, si vous vous plantiez, ils feraient probablement preuve de compassion et d’empathie.

Plaire aux autres à tout prix ou se plaire ?

Plaire aux autres, mais pourquoi, si ce n’est pour augmenter notre estime de soi ? Le regard de l’autre est un miroir qui nous renvoie l’image que nous aimerions y voir et notre estime de soi grandit à mesure que le regard de l’autre s’éclaire, comme il s’étiole à mesure que le regard de l’autre s’éteint. Pourtant, il arrive que malgré l’admiration que l’on nous porte, nous ne soyons pas satisfaites, car plaire à tous prix a un prix, justement : faire quelque chose dans le seul but d’être acceptée ne fait qu’alimenter une mauvaise estime de soi. Questions de valeurs ? C’est un cercle vicieux qui se met en place : si je ne suis pas à la hauteur, on ne m’aime pas. Mais comment être à la hauteur d’une personnalité qui n’est pas la mienne sans prendre le risque de décevoir ?

Estime de soi et regard des autres…

Nous avons besoin de cohérence. C’est ce qui nous permet d’avoir des relations sociales ‘’normales’’. Une image faussée entraine des comportements inadaptés de part et d’autre, puisque basés sur le mensonge : comment vous sentiriez-vous face à une personne vous admire pour une expertise que vous n’avez pas ? Ce besoin de cohérence entraine un phénomène d’auto-vérification qui nous pousse à rechercher des gens qui nous renvoient l’image que nous avons de nous-mêmes, ce qui ne s’avère pas forcément épanouissant…

« A 19 ans, j’étais très mal dans ma peau » raconte Emma « Je me sentais nulle, sans intérêt… j’avais peu d’amis et ceux que j’avais ne me tiraient pas vers le haut, au contraire ! Alcool, fêtes… jusqu’au jour où je me suis retrouvée dans une situation particulièrement humiliante. J’ai réalisé que si je continuais sur cette voie, j’allais dans le mur. J’ai décidé de couper les ponts et je me suis plongée dans mes études que j’avais abandonnées. Ca a été dur au début, mais progressivement je remontais la pente et j’étais fière d’y arriver. Puis j’ai rencontré de nouvelles personnes et surtout Adrien mon compagnon. Avec le recul, je vois bien que l’on attire les gens qui nous ressemblent… »
Nous avons besoin d’exister et nous n’existons qu’à travers la reconnaissance des autres. Lorsqu’une personne se sent ignorée (et c’est évident chez les enfants et les ado…), elle cherchera à se faire remarquer, y compris par des comportements pouvant entraîner une reconnaissance négative.

Un compagnon très présent : l’auto saboteur…

Il est là en permanence. Vous avez rendez-vous pour le job de vos rêves et vous n’entendez pas le réveil ? C’est lui. Aujourd’hui, c’est le grand jour : vous partez enfin en vacances vers cette destination qui vous fait envie depuis des années, et… vous ratez l’avion ! C’est lui. Au restaurant avec le sosie de Brad Pitt vous renversez la sauce tomate sur ses genoux. C’est encore lui. La petite voix qui murmure « tu n’y arriveras pas, c’est trop dur pour toi » ou « c’est pas le moment » ou « on verra demain », c’est toujours lui, l’auto-saboteur.

Et attention : il est rusé, le bougre ! Il faudra vous montrer vigilante pour le débusquer… « Ca m’est égal, ça ne m’intéresse pas… » Dites-vous. En êtes-vous sûre ? N’êtes-vous pas en train de vous préserver d’un échec possible en refusant l’obstacle ? Un autre exemple : remettre au lendemain « ça n’est pas si urgent… » ou encore abandonner juste au moment où vous allez réussir et vous trouver des excuses… Car l’auto-saboteur est super doué pour nous amener à faire ce qui n’est pas bon pour nous comme pour nous empêcher de faire ce qui le serait…

Il est là depuis des années. Il vit avec vous et se nourrit de vos peurs. Son meilleur allié : l’égo. Son objectif : vous protéger… Quoi ??? Oui, vous avez bien lu : vous protéger. Car rien en nous n’est conçu, à l’origine, pour nous détruire, bien au contraire ! Le problème, c’est que le saboteur s’appuie sur nos expériences passées : les jugements, les critiques, la colère, la honte, l’humiliation, l’abandon, le rejet… Toutes ces situations que nous avons vécues dans notre enfance et que nous voulons éviter. Pour ce faire, il joue avec nos émotions et nous pousse à rester dans notre zone de confort, bien au chaud, loin des risques et donc loin de la nouveauté et du changement.

Pas de panique : notre pire ennemi est aussi notre meilleur ami

L’inconscient agit à notre insu (d’où son nom, d’ailleurs…) et met en place un système de défenses destiné à nous préserver pour ne plus revivre des expériences mal vécues. C’est d’ailleurs grâce à ça que nous ne mettons pas la main dans les flammes, que nous évitons les crevasses à vélo et que nous freinons aux feux rouges. Ce à quoi s’ajoutent les croyances limitantes (« je n’y arriverai pas », « ce n’est pas possible », etc.) ainsi que les petites phrases pernicieuses entendues trop souvent (« tu es nulle », « tu es paresseuse », « tu ne comprends jamais rien », etc.) auxquelles nous avons donné notre accord. Une fois que le mécanisme est en place, si nous n’en prenons pas conscience, il va nous pourrir la vie au lieu de nous protéger.
Ajoutons à ça nos expériences de vie (échecs, blessures, jugements…) notre besoin d’appartenance au clan et les conflits familiaux non résolus et nous nous retrouvons face à un pouvoir créateur qui ne nous appartient pas.

Bonne nouvelle : on peut changer la donne ! Si ces systèmes de protection se sont mis en place pour des raisons précises, il est alors possible de les lever en créant de nouvelles expériences, d’autant plus que cette programmation n’est que le résultat d’interprétations que nous avons faites de notre réalité.

A la base du changement : prendre conscience de ses comportements, avoir la volonté de changer, quel que soit le prix à payer, chercher ce que l’on veut vraiment à l’intérieur de soi et passer à l’action en sortant de sa zone de confort pour prouver à son cerveau que non seulement, ‘’c’est possible’’ mais qu’en plus ‘’c’est agréable’’.

Attention toutefois : Il ne s’agit pas d’éradiquer l’auto-saboteur. Vous n’y parviendriez pas et vous ne feriez que renforcer son pouvoir. Il s’agit au contraire de le reconnaître et de comprendre son message. Alors il s’apaisera et vous laissera tranquille… pour un temps… !


Ana Sandrea

Ana Sandrea

Selon Ana Sandrea, thérapeute, coach, auteure de « 21 clés pour se libérer de l’auto-sabotage, devenez votre plus grand allié », et du site MaitreDeTaVie.com, il existe plusieurs types de saboteurs selon les situations :

  • La Victime : elle a peur de tout. Elle pleure facilement et recherche l’attention des autres. Elle se sent petite, fragile, le monde est dangereux pour elle
  • Le rejeté : il a peur des gens. Il défend son espace vital, se sent vite envahi, ne s’engage pas. C’est très courant chez les hommes
  • L’abandonnée : craintive, elle a peur de ne pas être aimée, elle est dépendante. C’est très courant chez les femmes, mais pas seulement
  • L’expert : il est la voix de l’expérience. Il sait tout, ses arguments remplis de sens commun sont difficiles à battre.
  • Le juge : culpabilisateur.
  • L’adolescent : toujours en rébellion
  • Le radin : il n’aime pas dépenser, surtout pour l’inutile. Il supporte mal une dépense de plaisir : un resto par exemple.
  • Le père : il critique, donne des leçons, des conseils.
  • Le policier : il nous observe et nous puni quand nous agissons hors notre loi.
  • Le curé ou la nonne : il ou elle n’aime pas la sexualité libre et heureuse. Elle donne honte, et peut nous punir avec une grossesse ou une maladie sexuellement transmissible voir l’impuissance ou frigidité.

Une infinité de personnages existe en nous selon les situations
(extrait du site MaitreDeTaVie.com)


 

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En vivant en accord avec vos valeurs, vous retrouverez la sérénité, la paix de l'esprit, le sourire ; vous éprouverez à nouveau ce plaisir que vous aviez, il y a quelques années lorsque vous avez décroché ce job de rêve

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