Et si on prenait le temps de vivre ? (1/4)

Et si on prenait le temps de vivre ? (1/4)

J’arrête de surcharger mon existence et j’arrête le toujours plus…

Vous rentrez chez vous après une bonne journée de travail, vous êtes déjà passée au supermarché et vous rêvez de vous enfoncer dans le canapé avec un verre de vin à consommer avec ou sans modération. Trente minutes. Juste le temps dont vous avez besoin pour décompresser. Vous faites le premier pas vers le sofa qui vous tend les coussins et dans un sursaut de lucidité, vous vous souvenez que vous devez préparer le repas pour les enfants (où sont-ils, d’ailleurs ?) et pour Marc-Antoine qui va rentrer. Sans compter que les papiers s’entassent, qu’il n’y a plus une paire de chaussettes propre et que vous n’avez pas écrit la première ligne du compte-rendu de réunion à rendre hier. Bref, tout s’emballe.

Décompresser ? Avec tout ce que j’ai à faire ! Et puis quoi encore ?

Malgré toutes vos résolutions et vos meilleures intentions, prendre du temps pour vous reste un rêve. Un fantasme. Vous êtes toujours en mouvement dans l’espoir de mener de front une carrière, des enfants et (si possible) une vie de couple épanouie. Ne rien faire vous semble le comble de la perversion… Les courses, la crèche, le rendez-vous à l’école, le pressing, les réunions du lendemain, emmener Mathilde à la danse et Paul à l’escalade. Faire réviser la voiture, le cours de yoga, de théâtre, les dîners avec les copains, sans oublier de se cultiver un peu… Par chance, vous n’avez pas d’amant !

Malgré toute notre bonne volonté et nos bonnes décisions pour profiter pleinement de la vie, nous nous précipitons dans l’action sans même prendre le temps de réfléchir pour savoir si cette action nous convient ou même si elle est utile !

 » Je n’arrive pas à m’arrêter «  admet Sophia, dynamique parisienne de 32 ans  » J’essaie, mais dès que je suis assise, j’ai une petite voix dans la tête qui me liste tout ce que j’ai à faire ! Ça va de la page Facebook au site de déco ou de sorties en passant par ranger et vider les placards… Je voudrais aussi faire du sport, au moins aller marcher un peu, m’inscrire à un cours de yoga, perfectionner mon anglais… Alors je me lève et en fait, je ne fais rien. Ça fait au moins 1 an que je veux vider mes placards et vendre sur Internet des fringues que je ne mets plus et je n’ai pas encore pris les photos… Ne parlons pas du sport ou des sorties… « 

Ne pas prendre le temps de gérer ses priorités, c’est laisser libre court à la petite voix qui semble jouer avec nous en nous faisant passer d’une tâche à l’autre, sans en finir aucune. Et au bout du compte, la to-do-list s’est allongée sans que nous ayons pu rayer une seule ligne…

Hier, aujourd’hui, demain, au secours ! Tout s’embrouille !

Qui ne s’est jamais senti perdu face au temps qui passe ? Qui n’a jamais situé à des années lumières un événement qui s’est déroulé la semaine précédente ? De même, il arrive qu’un futur lointain nous apparaisse proche et que nous ressentions une angoisse à l’imaginer. Par exemple une potentielle perte d’emploi ou un éventuel déménagement. Lorsque nous ne vivons pas l’instant présent, tout fini par s’embrouiller.

 » J’ai décidé de prendre ma vie en main «  déclare Rachel  » Trop, c’est trop. Je n’en pouvais plus de m’endormir avec une longue liste de tâches en tête. Il m’arrivait même de me réveiller en pleine nuit avec la sensation d’avoir oublié quelque chose ! Et comme je n’arrivais pas à m’endormir, je me levais pour noter ce que j’avais oublié et parfois j’allais même jusqu’à consulter mon smartphone et répondre à des emails. Je me suis inscrite à un cours de méditation. Au début, ça a été l’enfer ! J’avais l’impression de perdre mon temps et je n’arrivais pas du tout à apaiser mon esprit, au contraire ! Les pensées arrivaient par dizaines, par centaines pour me dire tout ce que j’aurais pu faire au lieu d’être assise là à faire du rien ! Et petit à petit, j’ai trouvé le calme. J’ai appris à observer mes pensées sans les arrêter. A relativiser les choses. Et curieusement, c’est quand j’ai ralenti le rythme que je me suis mise à en faire plus ! « 

En prenant les chose les unes après les autres, en les mettant à leur juste place, en les traitant au bon moment (ou en ne les traitant pas), il nous arrive de réaliser que ce qui paraissait si important est en fait insignifiant. Il s’agit de prendre de la hauteur pour apprendre à relativiser.

Pour Malika, 30 ans, c’est simple :  » Quand tout s’embrouille, je prends une feuille de papier et je note tout ce qui me passe par la tête et puis je fais le tri. Ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Avant, il m’arrivait de mettre en priorité des trucs comme passer l’aspirateur ou acheter du lait ! A chaque ligne, je me demande comment ça serait si je ne le faisais pas. Si les conséquences sont importantes à moyen ou long terme, je fais et si ce n’est pas le cas je ne fais pas. Depuis, j’ai du temps pour moi et je suis beaucoup moins stressée ! Bien sûr, il a fallu apprendre à lâcher prise sur pas mal de choses et lutter contre mon éducation… « 

Jamais sans ma famille !

Dans un contexte où il ne reste plus le moindre espace pour soi, il faut aussi s’occuper des enfants et de Marc-Antoine (leur parler et les écouter…), histoire de maintenir une vie de famille à peu près équilibrée.

Myriam, 40 ans a adopté une stratégie  » Mon mari et mes enfants sont des priorités absolues pour moi. Je suis DRH et ma journée est très intense. Je suis sollicitée en permanence et si je ne prends pas un moment pour me vider le cerveau, je n’arrive pas à être disponible pour ma famille. J’ai toujours un truc qui me trotte dans la tête en arrière-plan. Alors nous avons décidé d’évacuer le stress avant de nous retrouver. Le premier arrivé à la maison s’occupe du dîner et des enfants. Quand l’autre arrive, nous prenons le temps de parler de nos journées respectives. Ça permet d’évacuer le trop-plein en mettant des mots sur ce qui ne va pas ou au contraire sur ce qui s’est bien passé. Puis quand nous passons à table avec les enfants, nous nous intéressons de la même manière à leur journée. Leurs réussites, leurs jeux, leurs découvertes, leurs inquiétudes… Le fait d’avoir nous-mêmes vidé nos sacs nous permet d’être pleinement présents avec eux. Évidemment, il s’agit d’être authentiques et de nous intéresser vraiment les uns aux autres. Nous ne posons pas de questions sur les notes obtenues, mais sur ce qu’ils ont vécu au cours de la journée. Au début, la mise en place a été difficile, puis c’est devenu naturel. Ça nous a permis de nous rapprocher et de faire des dîners des moments privilégiés. « 

Lorsque les journées sont très remplies, il reste peu de temps disponible pour être vraiment avec les siens. Aménager des espaces de discussions et d’échange devient alors fondamental pour le bon fonctionnement de la cellule familiale et pour se préserver.

Quelques petites choses à faire pour reprendre le pouvoir sur sa vie (et son temps) :

 

Se fixer des objectifs.

Attention ! Les objectifs doivent être SMART : Spécifiques, Mesurable, Atteignable, Réalistes et Temporellement définis. Si votre objectif est de perdre 20 kilos en 1 mois, ou de vous arrêter de fumer un de ces jour, il n’est pas SMART. SMART, c’est perdre 20 kilos d’ici 2 ans à raison de 1 kilo par mois et de passer à l’action immédiatement, ou d’éteindre sa cigarette tout de suite.

Se donner des priorités

Toutes les tâches et toutes les activités ne sont pas à mettre sur le même plan Certaines sont importantes et urgentes, d’autres ne le sont pas, peuvent être déléguées, voire oubliées. Quel est votre important ? Qu’est-ce qui compte réellement ?

Lâcher du lest

Votre éducation vous pousse au toujours plus et vous ne savez pas vous arrêter ? Que craignez-vous ? Êtes-vous portée par les « il faut », « je dois » ou par votre désir, vos envies, vos rêves et les objectifs que vous vous êtes fixés ?

Réserver une plage horaire pour consulter les réseaux sociaux

Votre smartphone vous appelle ? Résistez… En répondant immédiatement à la moindre sollicitation, vous vous déconcentrez et il vous faudra beaucoup plus de temps pour vous remettre au travail.

Éteindre la télévision

Selon une étude de Médiamétrie les français passent près de 4 heures par jour devant la télé. Or, une étude publiée par Jama Psychiatry démontre que trop regarder la télévision nuit au cerveau… Par ailleurs, que feriez-vous de ces 4 heures si vous en disposiez ?

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10 clefs pour faire durer son couple

10 clefs pour faire durer son couple

J’ai un peu hésité à publier cet article qui me paraissait un peu simpliste. Dans le genre « trucs et astuces pour garder son mec ». C’est en discutant avec quelques personnes (hommes et femmes), en les écoutant, en lisant, en interviewant que j’ai réalisé que ce n’était pas si simple. Certaines clefs s’adressent à des femmes et la plupart s’adressent aux 2 parties (je vous laisse adapter en fonction de qui vous êtes…). Hommes et femmes sont fondamentalement différents. Nous ne pensons pas de la même façon et nous ne réagissons pas de la même façon. Ce qui nous semble important ne l’est pas pour eux et réciproquement. J’ai donc noté les points qui ressortent le plus fréquemment sur la relation homme/femme.

Vos commentaires sont les bienvenus !

Vous le connaissez par cœur, du moins, c’est ce que vous pensez. Vous savez en effet s’il rebouche ou non le tube de dentifrice, si ses chaussettes connaissent le chemin du panier à linge et s’il préfère la blanquette de veau au gigot d’agneau. Mais que savez-vous de ses besoins et de ses désirs profonds ? Car pour qu’un couple dure, la compréhension de l’autre et l’intimité sont des facteurs incontournables. Je parle bien entendu de couples qui durent dans la joie et l’amour et non dans l’ennui et la résignation…

1 – Pensez  » Relation « 

Le couple n’est pas (que) l’addition de deux individus. C’est aussi et surtout une entité à part entière qui se nourrit et s’enrichit d’expériences communes. Jacques Salomé nous enseigne que chacune des parties est responsable de son bout de la relation et c’est en préservant la relation (et non la personne) que l’on fait durer le couple. Au moment de la rencontre, nous avons soigné notre relationnel, la façon dont nous parlons. Puisque nous ne le/la connaissons pas encore, nous mettons tout en œuvre pour que la relation se passe bien. Puis, au fil du temps, nous oublions de préserver cette relation et vient le temps des critiques, des reproches et des jugements…

2 – Apprenez à communiquer

Il ne peut pas ne pas y avoir de communication. Si certains de ses comportements ne vous conviennent pas, dites-le ! Une seule réserve : le dire dans l’amour et le respect et non dans les reproches. Dites ce que vous ressentez, vous, et parlez en disant  » je « . Il sera certainement beaucoup plus sensible à ce que vous ressentez qu’à ce que vous lui reprochez… C’est grâce à la qualité de vos échanges que vous irez à la rencontre de l’autre et de vous-même.

3 – Cessez de vouloir le ou la changer, apprenez à vous respecter mutuellement

Ce ne sont pas les compromis, les concessions ou la soumission qui maintiennent 2 êtres ensemble, mais l’acceptation des différences. Refusez que votre conjoint vous définisse et vous enferme dans un rôle qui ne vous convient pas et parallèlement, renoncez à vouloir le ou la transformer. Il ou elle ne vous appartient pas, vous n’êtes pas plus responsable de son bonheur qu’il ou elle n’est responsable du vôtre. Ce sont vos espaces de liberté respectifs et mutuels qui vous permettront d’être sincères et de devenir de meilleures versions de vous-même.

4 – Acceptez ses zones d’ombres

Pas de lumière sans ombre. Nous avons tous des zones d’ombres. Pour Jung, elles représentent ce que nous cachons aux autres et à nous-mêmes. Les  » défauts  » de l’autre qui vous irritent tant sont probablement des défauts que vous portez et que vous voulez cacher. Nous sommes faits de lumière et d’ombre. Nous sommes tour à tour et tout à la fois anges ou démons, lumineux ou ternes, joyeux ou tristes, enjôleurs ou boudeurs. Lorsque vous idéalisez l’autre, vous reniez la partie que vous ne voulez pas voir et vous lui refusez, en même temps qu’à vous-même, le droit à l’authenticité, à la fragilité, à l’erreur. En somme, à ce qui fait de nous des êtres humains.

5 – Complimentez-le quand il fait un effort

Nous savons parfaitement bien critiquer, dire ce qui nous déplaît et nous plaindre. Mais savons-nous complimenter, remercier, reconnaître ? Il vous offre un bouquet de fleurs et ça n’est pas ce que vous attendiez ? Il passe l’aspirateur moins bien que vous ? Est-ce vraiment grave ? Pour évoluer, pour être heureux, nous avons besoin de signes de reconnaissance. Ils sont indispensables pour la survie biologique et psychologique. Nous pointons trop souvent ce que ne va pas et nous oublions de souligner ce que nous apprécions chez l’autre. Soyez attentif aux signaux que votre compagnon vous envoie et valorisez-le. Apprenez à donner des signes d’attention, il vous en sera reconnaissant et poursuivra ses efforts. Donc si ses chaussettes trouvent le chemin du panier à linge, félicitez-le, mais sans sarcasme ! Dites plutôt en quoi cette action répond à l’un de vos besoins (ordre, harmonie, temps, respect…)

6 – Soyez attentive

Rien n’est acquis, tout est toujours à reconquérir. C’est l’attention que vous accordez à votre couple qui vous permettra de le faire durer en évitant la routine. Entretenir la flamme est un travail de chaque jour. Demandez-vous comment lui faire plaisir. Il ne s’agit pas de revenir chaque jour avec un cadeau dans les bras ou de l’envahir de textos, mais d’être attentive à ses besoins. Il a besoin de parler ? Écoutez-le. Vous n’avez pas à répondre ou à donner votre avis, mais juste à écouter avec attention ce qu’il cherche à vous dire. Il a besoin de calme et de silence ? Profitez-en pour vaquer à vos occupations.

7 – Apprenez l’égoïsme 

Notre éducation judéo-chrétienne nous a appris à rester en retrait et à nous  » sacrifier « . Or ne pas répondre à nos propres besoins revient à cultiver de la frustration. Au contraire, prendre soin de soi revient à donner à l’autre le meilleur de soi-même. Pour être bien à deux, il convient d’être bien avec soi-même. Être dépendant de l’autre, c’est s’éloigner du bonheur et faire peser sur son compagnon ou sa compagne une responsabilité qui finira immanquablement par étouffer le couple.

8 – Aimez-vous !

Si vous ne vous aimez pas, comment voulez-vous qu’une autre personne vous aime ? Par qui et par quoi êtes-vous attirée vous-même ? Que préférez-vous ? Une personne qui se dévalorise et se sent insignifiante ou une personne qui rayonne ? L’amour de soi est le premier pas vers l’estime de soi. Très tôt dans notre éducation, nous sommes conditionnés à nous conformer à ce que l’autre veut ( » si tu m’aimes, termine ton assiette « ) et non à nos propres besoins. S’aimer inconditionnellement avec nos défauts permet d’aimer l’autre inconditionnellement et comme on attire ce que l’on émet, il ou elle vous aimera de la même manière. Soyez vous-même. C’est votre rayonnement qui le séduira.

9 – Cultivez l’intimité 

Ce qui différencie un couple d’une bande de potes, c’est l’intimité. Sans intimité, la complicité va se déliter et la distance s’installer. Le rapport sexuel rapproche mais ne se réduit pas à un passage à l’acte ! Toucher, caresser, effleurer, masser, sont autant de gestes qui consolident l’harmonie et élargissent le champ des possibles d’un couple. De même, les regards en disent long. L’intimité du couple est une chose précieuse, parfois (souvent) difficile à atteindre autant qu’à maintenir. En ouvrant son cœur, on se laisse toucher par l’autre. La sexologue Nicole Desjardins, thérapeute conjugale et familiale, pense que « la réelle intimité naît à partir du moment où on perd nos illusions du début, et où on voit l’autre tel qu’il est vraiment. Et quand on s’accepte mutuellement, avec nos zones d’ombre et de lumière. »

10 – Cultivez l’art de la séduction 

La séduction ne se limite pas à une paire de talons hauts et à un maquillage outrancier. Il ne s’agit pas non plus de lingerie fine, même si elle y contribue ! La séduction est une attitude, un comportement. Un art de vivre. La séduction est faite de charme, de liens, de vulnérabilité, de fierté, de tout ce qui nous constitue… La séduction, c’est ce qui se dégage de vous en termes de confiance en soi et d’amour de soi. Et cela se travaille tout au long de la vie…

Êtes-vous faits l’un pour l’autre ?

 

Pouvez-vous évoluer à la fois ensemble et séparément ?
Une question à deux balles dont la réponse tombe sous le sens ? Pas forcément, car lorsque l’un des partenaires évolue, l’autre peut être déstabilisé. Or la mécanique du couple est fragile. Il faut alors apprendre à se remettre en harmonie avec l’autre sans toutefois renoncer à sa propre évolution.

Où en est votre communication ?
Pouvez-vous vous ouvrir à l’autre et votre compagnon ou compagne s’ouvre-t-il / elle à vous ? Pour qu’un couple dure, il faut que le lien soit solide. Un lien étroit suppose de la confiance, de la connivence et de la complicité. Parler, échanger, s’ouvrir, écouter, accueillir permet de créer ce lien.

Aimez-vous jouer ensemble ?
Rire, danser, chanter, faire l’amour, s’amuser d’un rien, sont autant de situations qui vous rapprochent. Redevenir des enfants le temps d’un jeu permet de découvrir et de dévoiler de nouvelles facettes et de communiquer d’inconscient à inconscient.

Avez-vous une sexualité épanouie ?
Le corps-à-corps, le toucher de la peau, le jeu, la confiance, le lâcher prise renforcent les liens. Pouvoir s’abandonner en toute confiance est un élément fondateur, car aimer suppose le lâcher prise. Se laisser envahir par un sentiment sur lequel nous n’avons aucune maîtrise.

 

Pour aller plus loin :

  • On arrête ? On continue ? Faire le bilan de son couple de Robert Neuburger (Payot)
  • Je t’aime, je te trompe de Esther Perel (Robert Laffont)
  • Et si on parlait d’amour ? de Inès Pélissié du Rausas (Saint-Paul Eds.)
  • L’amour véritable de Yvon Dallaire (Québec-Livre)
  • L’égoïsme partagé : Le secret des couples heureux de François Ducroux et Sylvain Mimoun (Eyrolles)
  • Attention, Coeurs fragiles de Saverio Tomasella (Eyrolles)
  • L’Amour Individualiste, Comment le couple peut-il survivre ? Gérard Neyrons (Erès)
  • L’Art d’aimer d’Erich Fromm (Pocket)
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La rupture amoureuse : un sujet à prendre au sérieux…

La rupture amoureuse : un sujet à prendre au sérieux…

Orchydia est « Alchimiste de Coeur ». Elle a consacrée ces dernières années à l’amour et à la relation amoureuse. Dans cet entretien, elle nous explique pourquoi la rupture amoureuse doit être prise au sérieux.

Une séparation est un deuil. Lorsque l’être aimé n’est plus là, il se crée un manque, un vide qui peut conduire à la dépression. Il est alors urgent de se reconstruire et d’apprendre à se donner l’amour et la joie qui nous manque. Urgent aussi d’apprendre et de comprendre les mécanisme qui nous mènent à reproduire toujours les mêmes schémas pour pouvoir en sortir

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Orchydia nous explique comment faire durer son couple

Orchydia nous explique comment faire durer son couple

Orchydia se définit comme « alchimiste de cœur ». Auteure de trois livres sur l’amour aux Editions www.thebookedition.com, depuis 2000, elle anime des séminaires et ateliers créatifs autour de l’amour, la sensualité, la sexualité et la spiritualité.

Sa mission ? Aider la femme célibataire à retrouver l’amour ! Et si Cupidon était une femme ?

Qui êtes-vous et qu’est-ce que vous a amenée au coaching amoureux ?

J’ai connu de nombreuses ruptures dans ma vie. Décès de ma mère à ma naissance, mariage, divorce et remariages de mon père. Mon propre divorce après 24 années de vie commune.
J’ai appris à surmonter le rejet et l’abandon en me connectant à la joie, ce que j’enseigne aujourd’hui avec ma méthode  » Aimer le Coeur léger « .
A l’université de Genève en 1997, j’ai réalisé deux recherches sur l’amour et la créativité sous l’angle du genre. J’ai découvert le lien étroit entre érotisme et créativité. J’en ai créé un néologisme : « l’érotivité » et une méthodologie.
Depuis 2004, je me suis formée au coaching, neurocognitivisme, génie personnel et fait tout un chemin de développement spirituel et corporel.

Que recherchons-nous dans le couple ?

Hommes et femmes cherchent la compagnie d’un partenaire pour partager des moments agréables : tendresse, sexualité, voyages, complicité, sécurité, confort… Parfois, il s’agit juste de combler un vide ou de fuir la sensation de solitude. J’observe des hommes et des femmes qui se mettent en couple sur la base de critères très sommaires… Par exemple l’attraction physique ou la sécurité et que très peu prennent le temps d’approfondir le « projet couple » pour s’assurer des fondations durables… Il s’agit bien souvent d’une illusion de l’amour. Les attentes et projections, majoritairement inconscientes, viennent alimenter cette illusion… L’amour (le vrai, le non-narcissique) peut fleurir de cette union… ou pas.
Certaines personnes sont plus habiles que d’autres à scénariser la rencontre et prolonger le jeu amoureux durant la relation.

Que pensez-vous de la séduction aujourd’hui ?

La séduction a perdu ses codes, ses langueurs, ses menus plaisirs, ses interdits, ses actes de folie ou de prouesse. Dans les années 40, mon oncle marchait 30 km sous un soleil de plomb ses jours de permission pour passer une heure avec sa dulcinée. Aujourd’hui, si une femme ne répond pas instantanément aux avances de l’homme, il se désintéresse d’elle. Si elle couche le premier soir, il se désintéresse d’elle. Ce sont deux exemples extrêmes qui démontrent combien la séduction se limite trop souvent à un acte de consommation et que le jeu de la séduction perd du terrain…

Comment conserver la magie des premiers jours ?

Ce qui caractérise les comportements des premiers jours, c’est l’attention à l’autre, la bienveillance, la valorisation, la patience, la gourmandise, l’ouverture d’esprit, le non-jugement, l’acceptation de la différence, la minimisation des défauts, l’émerveillement des premières fois, l’envie de plaire et de faire plaisir, le désir d’un rapprochement, la création d’une intimité, la découverte de l’autre, la rencontre avec son univers.
C’est un mouvement qui nous sort de notre routine et crée l’envie d’aller vers l’autre. Et cela demande de l’énergie. Rien de magique, sinon des compétences humaines de cœur. Une fois que le sentiment de sécurité et de confort s’est installé, il se peut que les partenaires abandonnent le « projet couple » pour se centrer sur eux-mêmes. Ils laissent ainsi le jardin en friche et s’étonnent d’y voir pousser les mauvaises herbes : critique, reproches, dérobade, dévalorisation, l’anti-communication. Cultiver son jardin et entretenir le projet couple vivant, c’est la recette pour le voir évoluer avec un regard neuf chaque jour. C’est notre capacité à voir qui crée la magie.

Deux personnes très différentes peuvent-elles trouver un terrain d’entente?

Les différences culturelles ou sociales vont simplement rendre le jardin du couple plus complexe à entretenir. Il faudra aux deux jardiniers davantage de bienveillance, de patience, de créativité et d’attentions pour rendre le couple soutenable.
S’il existe un sentiment d’infériorité d’un des deux jardiniers il aura en plus à faire face au regard, voire aux critiques de l’environnement familial etc.

Quand il n’y a plus de désir, comment remettre son corps en marche ?

Le désir est une projection de moi vers l’autre il peut être d’origine mentale, sexuelle ou un élan du cœur. Pour moi, la sexualité est la forme la plus aboutie du langage. Si nous communiquons mal ou plus, la sexualité sera pauvre voire inexistante. La sexualité représente mon territoire le plus intime et je ne le partage pas avec un sot, un goujat ou une brute. Cultiver le désir, c’est d’abord entretenir le jardin sensuel de mon corps. Le connaître, l’écouter, lui donner ce qu’il aime, le chouchouter. En développant ainsi ma sensualité, j’ouvre des espaces de connexion et de vibrance avec le vivant : un arbre, un paysage, un coucher de soleil peut réveiller mon désir.

A propos de l’infidélité, lorsque l’on se sent trahi, il peut être difficile d’avoir à nouveau confiance. Comment faire pour passer à autre chose ?

L’infidélité ne peut exister que dans les unions où l’on convient d’un contrat d’exclusivité. C’est une convention culturelle très répandue, nullement universelle. Elle engendre de grandes souffrances psychiques qui pourraient être évitées si nous cessions de considérer le corps de l’autre comme une possession personnelle.

Pour passer à autre chose il y a un profond travail sur ses propres blessures d’enfance : trahison, rejet, abandon ou injustice pour petit à petit restaurer l’estime et la confiance en soi et en l’autre.

Nous avons une image souvent faussée de la relation amoureuse, une image idéalisée du couple…

Oui. On croit des choses et on fait des projections sur ce que devrait être l’amour ou la relation amoureuse. Il faut dire que l’on a un héritage à ce niveau-là qui est énorme ! L’amour, en réalité est toujours là, mais nous oublions de le voir, de le goûter et de le savourer dans l’instant présent et on se fait des films. Alors quand la personne ne se comporte pas exactement comme nous l’imaginions, ça provoque un petit couac.

Quelles sont les plus grandes difficultés pour un couple aujourd’hui ?

Ce qui amène la plus grande difficulté, à mon avis, c’est que nous sommes dans la culture du zapping et de la satisfaction immédiate et perpétuelle. Cela génère beaucoup d’incompréhension et d’insatisfaction, ce qui aboutit à  » je ne veux plus, donc je jette « . Le stress engendré par des situations financières difficiles peut aussi conduire le couple à la rupture

Vous dites que les peines de cœur sont sous-estimées… Quel est l’impact d’un chagrin d’amour ?

Oui, absolument ! C’est comme si ça n’existait pas… Même la personne qui souffre se dit que ça passera, alors qu’en réalité, il se passe un choc émotionnel qui est équivalent de celui d’un deuil, d’une perte ou d’un sevrage et je crois que les gens ne savent pas ce qui se passe. Il y a d’abord un impact hormonal, car ce choc génère du cortisol, l’hormone du stress, qui va bloquer les  » hormones positives  » et peut générer à terme de la dépression. Il y a aussi le refoulement des émotions de la part des personnes qui ne veulent pas voir la situation et d’autres personnes encore vont s’isoler.

Est-ce qu’il y a une démarche à suivre pour surmonter un chagrin d’amour ?

C’est comme un processus de deuil et plus la personne va rester dans le déni, moins elle va pouvoir trouver des solutions. Donc il est important de passer cette période le plus vite possible pour passer à l’étape où on mettra du baume au cœur, au corps ou à l’esprit. Il faut passer par les émotions, ne pas les retenir, puis on va passer par de la clarté et trouver quels sont ses besoins.

5 clefs pour surmonter la rupture amoureuse.

Orchydia, surmonter la rupture amoureuseVoir, sentir, corporaliser, rêver et célébrer. C’est le cœur de la méthode d’Orchydia « Aimer le Cœur Léger ».
Lors d’une rupture, on a l’esprit confus, les émotions qui jouent du yoyo et on perd l’estime et la confiance en soi, voire le goût de vivre.
La peur d’aimer s’installe au même temps que le désir d’aimer et d’être aimée. Ce paradoxe complique la situation de confusion mentale. On est prête à faire n’importe quoi même à notre détriment.

  1. Prendre le temps de calmer le mental et de poser les choses avec clarté. C’est essentiel pour éviter les erreurs.
  2. Certaines personnes ont tendance à refouler leurs émotions. C’est à éviter. Le processus de deuil ne peut pas avoir lieu si les émotions restent bloquées. Il est important de sentir ce qui se passe dans le corps et libérer les émotions.
  3. Corporaliser. Les émotions passent par le corps. C’est pourquoi, faire du sport, se faire masser, se faire chouchouter est vital. C’est aussi une période pour se ressourcer afin de trouver la force d’aller visiter nos peurs et les traverser. Parce que derrière la peur, il y a le désir. Et si je ne me connecte pas à mes désirs, je ne vais pas de l’avant.
  4. Rêver. C’est le temps de recréer un nouveau projet amoureux. L’imaginer, le rêver, le vibrer, le désirer, le matérialiser de manière créative. Et oui, car nous sommes des êtres créateurs.
  5. Célébrer. Se connecter au cœur, à la gratitude, et à la joie d’être vivante. Se féliciter nos réussites, remercier de ce que nous avons et s’entourer de personnes ou d’amis avec qui sortir. Bref, se donner des occasions de rencontrer LA bonne personne.

Oui c’est possible, pour toute femme qui désire ardemment aller de l’avant. Pardonner et passer à autre chose.

Pour en savoir plus : http://www.orchydia.com/inscription-webi-oublier-ex

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Faire durer son couple, rester dans l’amour du début, rêve ou réalité ?

Faire durer son couple, rester dans l’amour du début, rêve ou réalité ?

« Qu’est-ce que tu dirais, toi si t’étais là… », « Je te jetterai des sorts pour que tu m’aimes encore »… L’Amour avec un grand A… Il a été chanté, écrit, décrit, joué, crié, murmuré pleuré… Qu’on l’imagine sous les traits de Cupidon avec son arc et ses flèches, ceux d’Apollon avec les Dieux du Stade, ou ceux de l’homme de ses pensées, l’amour fait couler autant de larmes que d’encre. Même en couple, il nous arrive de regarder ailleurs, à la recherche du grand Amour. Que voulons-nous ? Un protecteur ? Un amour inconditionnel ? Un complice ? Un partenaire ? Combler un manque ?

Pourquoi vivre en couple ?

Dans notre société, vivre en couple est la normalité. C’est même le fantasme de 90% de français, alors que vouloir vivre seul est suspect. A l’instar de certaines variétés d’oiseaux, l’Homme semble bien décidé à faire sa vie à deux pour fusionner avec l’autre. Pourtant, dans la réalité, chaque jour en France, 356 divorces sont prononcés. Vivre en couple, c’est une façon de répondre à nos besoins fondamentaux : sécurité, prédictibilité, stabilité ; ce qui entre en totale contradiction avec nos désirs avoués : surprise, mystère, nouveauté… C’est s’assurer la présence à nos côtés de celui qui nous aidera à élever les petits en allant chasser et en réparant le nid. C’est aussi satisfaire son besoin d’amour et de reconnaissance et fuir la solitude qui nous confronte à nous-mêmes. Et c’est aussi la recherche de l’âme sœur. Ne dit-on pas « ma moitié » ? D’ailleurs, connaissez-vous le mythe de l’androgyne ? « Jadis notre nature n’était pas ce qu’elle est à présent, elle était bien différente. D’abord il y avait trois espèces d’hommes, et non deux, comme aujourd’hui : le mâle, la femelle et, outre ces deux-là, une troisième du nom d’androgyne composée des deux autres, mâle et femelle réunis. Ayant provoqué la colère des dieux, ils furent punis par Zeus qui les sépara chacun en deux moitiés ». (Le Banquet de Platon). Une approche qui explique  le phénomène amoureux et la recherche perpétuelle de l’autre. De sa moitié. De celui ou de celle qui complètera l’être incomplet que nous sommes ou plutôt que nous pensons être…

Choyer son couple pour le faire durer

Les spécialistes du couple et de la relation sont tous d’accord sur ce point : un couple qui dure est un couple dont on s’occupe. Ce qui veut dire qu’au-delà de l’idée d’aimer l’autre, c’est le couple qu’il faut aimer. Nourrir la relation demande de l’attention et… de l’amour de soi ! Helen Fisher, anthropologue, chercheuse en comportement humain et auteure, entre autres, de « L’Anatomie de l’Amour » a mené une étude sur des personnes amoureuses. L’IRM a montré que plusieurs régions du cerveau réagissaient à la présentation d’une photo de l’être aimé, mais que l’une d’elles était particulièrement active : celle qui réagit à une injection de cocaïne ! « J’ai réalisé que l’amour n’est pas une émotion, mais un besoin. » Pour Helen Fisher, « s’il est une époque dans l’histoire de l’humanité où nous avons l’occasion de réussir nos mariages, c’est aujourd’hui. Bien sûr, il y a toujours des écueils. Les trois processus cérébraux : le désir, l’amour et l’attachement ne se combinent pas toujours parfaitement. C’est pour cela que les relations sexuelles occasionnelles ne sont pas toujours si désinvoltes. Au cours de l’orgasme, il y a un pic de dopamine. La dopamine étant associée à l’amour, vous avez des chances de tomber amoureuse d’une personne avec qui vous couchez occasionnellement. Avec l’orgasme, vous avez une montée d’ocytocine et de vasopressine, ces deux-là sont associés à l’attachement. C’est pour cela qu’on ressent parfois un sentiment d’union cosmique avec quelqu’un, après avoir fait l’amour. » Elle ajoute « L’amour est en nous. Il est profondément implanté dans notre cerveau. Notre défi, c’est de nous comprendre mutuellement. Je crois que le bonheur que nous trouvons, nous le fabriquons. Et je pense que nous pouvons tisser des bons liens entre nous. » Pour Alain Valtier, psychiatre, psychanalyste, psychothérapeute de couple et auteur de « La Solitude à Deux » (Odile Jacob) et de « l’Amour dans les Couples », un couple qui dure ne le doit pas à l’amour, mais au lien qui réunit deux personnes. « L’amour doit se transformer pour durer. Pour inventer un couple, il faut savoir vivre seul, éviter de projeter sur l’autre ses propres sentiments ».

Et le désir dans tout ça ?

Encore une histoire de liens, de relation, de connexion… En amour, nous attendons d’une seule personne ce qu’une communauté entière ne pourrait nous donner. Nous voulons à la fois la proximité et la fusion. L’intensité et le confort. La familiarité et la nouveauté. La prédictibilité et la surprise… Puis, lorsque la passion s’apaise, ce sont les habitudes qui prennent le pas. Or, le désir a besoin de nouveauté. Comme le feu a besoin d’air, le désir a besoin d’espace pour s’exprimer… Quand la routine s’installe, le désir s’éteint. On oublie de nourrir le quotidien de ces attentions qui faisaient la richesse de la relation et l’autre finit par faire partie du décor. Le désir disparaît à mesure qu’on ne se touche plus et nous éprouvons le besoin d’autre chose… Pour Esther Perel, psychothérapeute et auteure de « l’Intelligence Érotique » (pocket) et de « Mating in captivity » (l’Amour en captivité) la crise du désir est souvent une crise de l’imagination. « Je suis allée dans plus de vingt pays au cours des dernières années pour mes recherches pour “l’Amour en Captivité”, et j’ai demandé aux gens :  » à quel moment votre partenaire vous attire-t-il le plus ? » J’ai eu 3 groupes de réponses : 

  1.  » Quand elle/il est loin, quand on est séparés, quand on se retrouve »
  2.  » Quand elle/il est dans son élément, qu’il fait quelque chose qui la/le passionne, quand elle/il est le centre de l’attention »
  3.  » Quand je suis surpris.e, quand on rit ensemble, quand il y a de la nouveauté »

Les couples qui ont fait durer le désir savent qu’il y a un espace érotique qui appartient à chacun d’entre eux. Ils savent aussi que les préliminaires ne commencent pas cinq minutes avant l’acte sexuel lui-même, mais plus ou moins à la fin du précédent orgasme ! Ils savent qu’un espace érotique est un espace où on cesse d’être un bon citoyen responsable qui s’occupe de tout. Ils comprennent aussi que la passion a des hauts et des bas… » Aimer son couple, c’est aussi veiller à maintenir en vie le désir, l’admiration et la surprise. C’est se débarrasser de l’anxiété pour s’ouvrir au jeu, à la nouveauté (et je ne parle pas de sex toys !). Avoir une vie sexuelle épanouie, c’est avoir des relations de qualité. Avec soi d’abord, car il faut s’aimer pour s’ouvrir au plaisir.

A la recherche de l’âme sœur…

Claire Deprey, conseillère conjugale, 50 ans, fiancée à 19 et mariée à 20, considère le jour de son mariage comme sa 2ème date de naissance. Elle découvre que son couple lui offre un formidable espace de liberté pour s’exprimer. « Nous étions tous les 2 animés par le même désir : que notre couple s’inscrive dans la durée. Alors nous nous sommes attelés à ce que notre relation reste idéale. Nous sommes devenus co-responsable de notre bonheur et de notre relation. Mais rien n’est jamais acquis. La seule chose dont nous sommes sûrs, c’est que ces 30 années de vie commune auront été des années d’épanouissement personnel extraordinaire et j’espère que pendant les 50, 60 70 prochaines années nous allons continuer à apprendre à nous connaître pour mieux nous comprendre. Continuer toujours à mieux communiquer pour garder ce lien. Apprendre toujours à occuper la bonne place pour nous respecter ».

Les règles de vie mises en place par Claire Deprey :

1 – Apprendre à se connaître. Comment un homme et une femme qui vivent ensemble peuvent-ils se connaître et se comprendre s’ils ne partagent pas leur fragilité, leur force ? Au début d’une relation, on se parle, on se confie, on s’écoute. Aller à la rencontre l’un de l’autre permet de se libérer du poids de nos blessures. 2 – Apprendre à Communiquer. Nous vivons dans un monde d’hyper communication et pourtant les couples vivent un véritable déficit de communication. Quand il n’y a plus de partage, chacun vit l’un à côté de l’autre avec ses frustrations, ses questions, ses rancunes La communication se confond avec les jugements, les reproches, les exigences, alors qu’elle suppose une écoute active et mutuelle. 3 – Trouver la juste place dans son couple et sortir de la dépendance affective. Quels sont les rôles que vous vous êtes distribués inconsciemment ? Quelle est votre demande affective ? On s’installe parfois dans des rôles où nous ne sommes pas à l’aise. Dans une histoire de couple, il arrive qu’il y ait un dominant et un dominé. Il arrive aussi que l’on ait un tel besoin de reconnaissance et d’amour que l’on tombe dans la dépendance affective si le besoin n’est pas clarifié. Or, une demande affective insatiable envahi l’espace vital de l’autre.  

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Que savez-vous de vos valeurs phares ? 

 

Vous ressentez souvent de la colère et de la frustration. Il vous arrive aussi d'éprouver comme un sentiment de honte et de culpabilité. Vous êtes fatigué au travail etvousy allez avec la boule au ventre...

vous avez l'impression d'être différent, que le monde dans lequel vous vivez n'est pas le vôtre... 

 

Peut-être vivez-vous un conflit de valeurs et vous êtes dans la souffrance éthique.

N'attendez pas le burnout ou la dépression profonde. Sortez de l'anxiété en identifiant clairement vos valeurs phares et voyez si elles concordent avec celles de votre entourage, privé ou professionnel.

En vivant en accord avec vos valeurs, vous retrouverez la sérénité, la paix de l'esprit, le sourire ; vous éprouverez à nouveau ce plaisir que vous aviez, il y a quelques années lorsque vous avez décroché ce job de rêve

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