mar
8
2010

PUMA veut renforcer le lien avec sa communauté avec le PUMA PHONE

Sagem Wireless, vous connaissez ? Sagem, oui bien sûr ; la marque est connue… Mais savez-vous qui est Sagem Wireless ? Après une histoire un peu agitée où la société est passée dans les bras du Groupe Safran, Sagem Wireless a repris son indépendance en janvier 2009 et a pris un virage à 180° dans son positionnement comme l’illustre l’annonce de son partenariat avec Mobiles Republic et Cellmania pour proposer aux marques grand public et opérateurs mobiles des objets communicants entièrement personnalisables.

collateral_barn_hay Premier cas concret : le PUMA PHONE, présenté aux opérateurs lors du dernier Mobile World Congress qui, loin d’être un téléphone de plus affiche sa différence. Son design, sa technologie, son interface utilisateurs et les services connectés : tout en lui porte la griffe de la marque PUMA pour accompagner les utilisateurs dans leurs modes de vie de plus en plus nomades.

PUMA, qui se veut différente de toutes les autres marques sportlifestyle, a adopté une démarche visant à renforcer le lien avec sa communauté. Le PUMA PHONE est donc un smartphone destiné aux modes de vie actifs et directement connecté à la communauté PUMA à travers des services comme le flux d’actualités sportives ou le m-commerce. Ses utilisateurs pourront accéder à l’univers de la marque télécharger des contenus et des applications PUMA, interagir avec le contenu multimédia du site PUMA.COM, et d’acheter des produits PUMA.

Dans la conception de ce mobile, c’est l’ADN de la marque que l’on retrouve, depuis les icônes, spécialement dessinées pour la marque, jusqu’aux applications, en passant par les couleurs. Une première qui démontre que la communication des marques change et que le monde de la téléphonie mobile va connaître de nouveaux changements. Messieurs, les opérateurs, tenez-vous prêts…

Le PUMA PHONE sera disponible dans les réseaux des opérateurs mobiles européens et sur la boutique en ligne de PUMA dès le mois d’Avril 2010 (400 Euros environ), puis sur d’autres marchés internationaux.

Caractéristiques du PUMA PHONE:
• Cellule photovoltaïque avec indicateur de charge
• Ecran tactile : 2,8 pouces avec résolution QVGA 240×320 et TFT
• Appareil photo : 3,2 megapixel avec flash LED et zoom x6
• Vidéo : caméra VGA pour appel visio, lecture vidéo en plein écran
• Musique : grande variété de formats musicaux avec support playlist et radio FM
• Localisation : GPS, compas, géotag, routage et mapping
• Sports : podomètre, traceur GPS et chronomètre
• Internet : Navigation Internet avec Push WAP
• Message : notification d’email et web mail mobiles, messagerie instantanée, MMS et SMS
• Connection HSPA et W-CDMA/EDGE/GPRD/GSM ; Bluetooth ; USB 2.0
• Autonomie : 5 heures en communication et 350 heures en veille; 140 minutes de communication vidéo; 24 heures de musique, 5 heures de vidéo.
• Format : tablette
• Poids : 115g
• Dimensions : 102mm x 56mm x 13mm

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mar
8
2010

Et si les marques écoutaient leurs clients…

Je n’apprendrai rien à personne en affirmant qu’Internet a modifié nos habitudes

Après avoir longtemps expliqué aux consommateurs de manière unilatérale qu’ils ne pourraient survivre plus longtemps sans leur dernière petite merveille technologique (ou non…), les marques en sont venues à s’intéresser à leurs clients et à leurs attentes. Aujourd’hui, on n’impose plus son produit. On le propose, on écoute, on échange, on partage.

Les objets et les vêtements renseignent sur nos appartenances, nous assignent une catégorie, nous affectent une communauté… On est plutôt Diesel ou Hugo Boss, Mac ou PC, Quicksilver ou Adidas, iPhone ou Blackberry.
Le web 2.0, l’arrivée des réseaux sociaux, la montée en puissance des blogs, ont contribué à changer nos modes de communication et les communautés, devenues plus fortes et plus visibles expriment désormais leur opinion.

Les entreprises, obligées de changer leurs modes de fonctionnement en sont venues à s’intéresser de plus près aux attentes de leurs clients… Que faire pour les séduire puis pour les fidéliser ? En utilisant un facteur émotionnel. Ce n’est pas très nouveau… Marlboro et Gauloise ont suggéré l’aventure l’une avec son cow-boy, l’autre avec un raid. Ne pouvant plus expliquer impunément comment s’intoxiquer, elles ont joué sur l’identification.
Restait la fidélisation. Dans un monde où tout va toujours plus vite, l’usage de la video s’est propagé et s’est étendu à tous les secteurs. L’impact émotionnel de ce media, de loin supérieur à celui de l’écrit, en faisant le moyen d’expression universel par excellence.

Parallèlement, l’usage d’Internet ayant aboli frontières et distances et bouleversé les habitudes et les modèles économiques établis, on a assisté à l’émergence d’un nouveau mode de communication qui associe le mode virtuel au mode réel.

Et plutôt que de longs discours, je vais donner quelques exemples en images :

Redbull qui ne communique jamais sur la boisson elle-même en s’appuyant sur un style de vie, a créé des contenus pour sa communauté. Culture et sport sont ses chevaux de bataille. Bien évidemment, pour évoquer la jeunesse et le dynamisme, on a choisi l’extrême.

De même que Salomon pour qui a créé Freeski TV et le Salomon Extreme Freeride Championships

Epson, déjà connu pour ses imprimantes veut s’imposer sur le marché grand public des videoprojecteurs, mais comment s’imposer avec un produit qui est, par essence, caché ? En s’adressant directement à ses cibles…
Qui utilise un videoprojecteur ? Le constructeur a détecté 4 grandes tendances : les « gamers », les fans de sport, les fans de cinéma et les « autres » (entendez les gens comme vous et moi qui ont un usage multiple d’un video projecteur).
La première video d’Epson s’adresse aux « gamers ».

Le PUMA PHONE, un téléphone mobile conçu sur mesure et développé exclusivement pour PUMA par Sagem Wireless. En partenariat avec Sagem Wireless, PUMA s’appuie sur ses compétences en matière d’innovation, de marketing et de design pour permettre à sa communauté de retrouver l’univers de la marque sur son mobile.

Visiblement, les marques grand public ont compris qu’il leur fallait non seulement séduire leurs clients, mais en plus les écouter mais en allant vers eux. Un « je vous ai compris » qui vient bien des années après celui du général et que certaines entreprises se sont approprié. Et vous ?

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fév
11
2010

Pumaphone.com is not like the other phones…

Puma Phone Teaser from Isabelle Jourdain on Vimeo.

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fév
2
2010

The times they are a-changing…

Que se passe-t-il lorsque de jeunes geeks plein d’idées et bourrés d’énergie, nés avec l’Internet, nourris au Web 2 et éduqués en mode participatif (que puis-je apporter à la communauté ? comment puis-je contribuer ?), rencontrent leurs aînés pour leur faire part de leurs projets ?

Parfois une super rencontre qui donne naissance à de fabuleuses start-up qui ont tout pour réussir : les connaissances, l’expérience et la maturité des uns associées aux expertises, à l’énergie et aux idées novatrices des autres. Mais le plus souvent dans notre vieille France, il ne se passe… rien…

Vous ne trouvez pas ça curieux, vous ?  D’un côté, des individus fortunés, en fin de carrière, à la recherche de projets, prêts à partager leur savoir-faire, leur carnet d’adresses et leur maturité, de l’autre des porteurs de projets à la recherche d’expérience et d’argent… D’un côté, des entreprises bien établies qui auraient bien besoin d’un rajeunissement et qui cherchent à accroître leur productivité et à ajouter de l’innovation à leur portefeuille de produits, de l’autre des start-up qui ont développé des technologies innovantes totalement en accord avec l’air du temps. D’un côté des talents inexploités, de l’autre des individus lancés dans une effarante course contre la montre qu’ils sont à peu près sûrs de perdre… Et pourtant, rien ne se passe, ou presque…

J’ai vu des talents s’ennuyer dans des entreprises, attendant vainement qu’un projet leur soit confié ou qu’au moins on les y implique, quand d’autres travaillaient la nuit et le week-end se demandant comment se sortir d’une situation complexe dont ils n’avaient pas toutes les clefs. J’ai vu des start-up mettre la clef sous la porte pour de mauvaises raisons (lenteur administrative dans les prises de décision, incompréhension, manque de formation…). J’ai vu des hommes et des femmes de tous âges, brillants, s’essouffler au fil du temps…

Et pourtant, nous avons tout pour réussir, même ici, en France… Des bonnes volontés, des talents, des experts en tous genres, des idées, des outils de productivité, Internet… mais nous avons aussi des freins…!
De vieilles idées reçues, des managers attachés à leur vieux monde et refusant de le voir bouger, ce monde, des fois qu’un plus jeune, plus ambitieux, plus au fait des nouveautés vienne lui damer le pion ; des investisseurs fiers de leurs parcours (et souvent, ils ont raison de l’être) mais dont on se sait plus très bien s’il veulent en faire bénéficier un porteur de projet ou s’il veut seulement afficher ce parcours pour un peu de reconnaissance supplémentaire…

Monsieur le (mauvais) manager, regarde autour de toi… le monde a changé. Aujourd’hui, on participe, on contribue, on partage. Personne n’en veut à ton job : tel qu’il est, il est déjà mort, ton job… qui voudrait enfiler tes charentaises trop larges et trop moches ou tes souliers vernis trop étriqués ? Entoure toi plutôt de cette jeune génération qui sait ce que tu ne sais pas et qui attend de toi la structure nécessaire à la mise en œuvre d’un projet de grande échelle. Et fais lui confiance, elle saura te le rendre… Monsieur le directeur général, descend de ta tour d’ivoire et écoute ceux qui bossent pour toi. Ce sont eux qui la font tourner ta boite. C’est grâce à eux que tu frimes dans ta super voiture de fonction

Messieurs les (mauvais) investisseurs, acceptez que celui qui présente un projet ne soit pas à la fois expert comptable, développeur, marketing man, phénomène média et visionnaire. S’il est là, à vous présenter un projet, c’est parce qu’il a besoin de vous et pas uniquement de vos sous… Il a besoin de vos connaissances, de vos expertises, de votre maturité… Soyez le maître qui guide au lieu d’être le maître qui châtie. Abandonnez cet air supérieur et suffisant que vous avez parfois pour être vous-même. Le projet n’est pas bon ? Dites-le, c’est important pour le porteur de projet (surtout pour lui, d’ailleurs…) mais n’oubliez vos valeurs : respect est le maître mot…

Fort heureusement, il y a aussi de « bons » managers et de « bons » investisseurs. Malheureusement Mesdames et Messieurs, vous ne constituez pas la majorité du genre…

Je m’égare ? A peine… Le sujet de ce billet était la rencontre possible de 2 mondes. Aujourd’hui, on oppose « l’ancien monde », au « nouveau monde » (entendez la génération 1.0 – appelons la comme ça – contre la génération 2.0) de la même façon qu’on oppose noir/blanc, nord/sud, gentil/méchant, intelligent/bête, jeune/vieux… N’y aurait-il pas une autre façon d’envisager les choses ?

Jean-François Ruiz a prouvé que l’on pouvait travailler sa e-Réputation, créer des formations en ligne, partager sur le net ET se rencontrer dans la « vraie vie » pour faire du business, pour échanger des informations ou pour « réseauter ». Il suffit de se rendre sur son blog ou sur l’un de ses nombreux sites pour se rendre compte que virtuel rime parfaitement avec réel et que numérique ne s’oppose pas à la place du village, bien au contraire ! Les outils numériques sont… des outils… et non une fin en soi… Jeff n’oppose pas un « ancien monde » à un « nouveau monde », loin de là, puisqu’il les fait se rencontrer, « se connecter ». En témoigne la présence d’entreprises telles que Orange, Sun Microsystem ou encore les 230 start-ups du programme Startup Academy qui se retrouvent sous l’arbre à palabre avec tout un écosystème, du développeur d’applications web et iPhone à l’investisseur privé en passant par les consultants spécialisés et les communicants nécessaires à ce que tout cela fonctionne pour tout le monde.

Catherine JeanCatherine Jean, une autre tête bien faite, mais de la génération suivante (la mienne…), a tiré des conclusions de son parcours professionnel et a créé Planetinnov.com pour mettre en relation des « bâtisseurs » (entreprises, labo, porteurs de projets…) et des « contributeurs » (particuliers ou entreprises) à travers des « challenges » (sorte de concours). Ainsi, une entreprise utilise le net pour rencontrer celui ou celle qui pour elle sera la « perle rare » en lui faisant passer une sorte de « concours » d’entrée (le « challenge ») et un particulier ou une autre entreprise utilise le même biais pour mettre ses talents en valeur. Car quoi ? Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui une société du Nord de la France de travailler avec un expert basé à Tahiti ? Rien… encore fallait-il savoir que l’expert était à Tahiti…

Jean-Yves Casgha, lui, a associé son expérience de journaliste du monde de l’audiovisuel et sa passion pour l’environnement, au savoir-faire d’une équipe de développeurs pour donner naissance à Terre.tv. C’est ainsi que partant d’un festival qu’il a créé il y a 25 ans, il a partagé des images, des reportages et des témoignage avec le reste du monde… Science Frontières n’est plus un événement pour initiés, mais un RV annuel où se côtoient scientifiques, journalistes, entreprises et particuliers autour d’un même thème, l’environnement, et dont les débats font l’objet d’autres débats dans une communauté qui continue à partager sur le site, mais aussi sur Facebook ou sur Twitter, pour ne citer que ces deux là…

Bien d’autres encore ont compris comment exploiter au mieux les ressources d’Internet et du web 2.0. Que l’on parle d’environnement ou d’économie (télétravail, téléconférences, télédiagnostic), l’Internet est partout… La communication est devenue le maître mot, pourquoi dans ce cas ne pas aller jusqu’au bout de la démarche ? Nous allons vivre plus vieux, travailler plus longtemps. Nous serons de plus en plus nombreux, la mixité ne fera qu’augmenter et les cultures se mélanger…  Dès lors, pourquoi ne pas dès à présent revoir sa copie et accepter nos complémentarités dans un monde qui change ?

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fév
2
2010

LM3labs : quand les machines obéissent au doigt et à l’oeil…

Contrôler un ordinateur sans clavier, souris ou joystick, uniquement avec les mains ? C’est possible grâce à la technologie développée par la société LM3labs. A terme, cet outil pourrait être intégré à des ordinateurs. Laurence Guetta a rencontré Nicolas Loeillot pour Terre.tv

Relative articles (English) :

LM3Labs’ AirStrike interactive holograms, because they can

New gestures for AirStrike and Ubiq’window

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jan
29
2010

Une plate-forme de mise en relation pour les entreprises

Meetic, vous connaissez ? Catherine Jean, fondatrice et Présidente de PlanetInnov.com en a adapté le principe pour faire avancer l’innovation qu’elle compare à un puzzle dont les pièces seraient réparties entre des entreprises, des labo et des individus.

A mi-chemin entre un réseau social et une place de marché, Planetinov.com permet à l’entreprise (le « bâtisseur’) de lancer un « challenge » (sorte de concours) auquel chacun peut contribuer pour peu qu’il dispose des compétences et de l’inventivité attendues.

Un nouveau modèle qui ne se base pas sur les diplômes mais sur le talent et la créativité et voit l’avenir sur l’échange et le partage et non pas sur la protection et le secret… Autant dire une révolution dans notre vieille France…;-)

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jan
26
2010

Comment devient-on Business Angel ?

Est-il nécessaire de disposer de beaucoup de fonds propres pour devenir un business angel ? Quelles sont les qualités d’un bon business angel ? Existe-t-il des formations pour devenir business angel ? Quel est le rôle d’un business angel ? Alain Charrier, ex-Président d’ALA nous répond

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déc
30
2009

Garantir que l’argent de l’ISF se tourne vers de véritables entreprises

L’amendement Adnot à la loi de finances prévoit de limiter à 50 personnes le nombre d’associés aux holdings. Cela a fait polémique: business angels et conseils en investissements financiers se sont sentis bridés dans leurs développements futurs. Selon son créateur, les nouvelles dispositions auront au contraire pour effet de soutenir durablement le dispositif.

Jean Rognetta a rencontré Philippe Adnot et je reprend ici l’intégralité de son interview

Jean Rognetta: Henri Emmanuelli a qualifié « d’obscène » le débat sur les holdings ISF pendant la crise. Quel est le véritable enjeu ?

Philippe Adnot : La conjoncture bancaire donne une importance nouvelle à ces dispositions, que l’on ne pouvait soupçonner quand j’ai proposé en 2007 d’étendre aux fonds intermédiés (FIP, FCPI, FCPR, holdings) les réductions d’ISF que la loi Tepa prévoyait pour l’investissement direct. C’est une nouvelle source de financement qui s’ouvre pour les PME alors que les autres se ferment. Mais il est crucial de s’assurer qu’elle aille bien vers les entreprises. Si l’on en fait simplement un produit financier, on fragilise l’ensemble du dispositif.

J.R. : Pourquoi ? Le gouvernement, pourtant, ne voulait rien toucher au dispositif…

Ph. A. : Nombre de lobbies importants se sont mis en place. Mais la situation serait vite devenue intenable. On voit déjà, par exemple, des holdings investir dans des fermes d’éoliennes, qui étaient intégralement financées par les banques et qui bénéficient d’un tarif de rachat spécial pour l’électricité qu’elles produisent. La rentabilité de tels projets ne vient que de l’empilement de subventions. Cela aurait remis en question, à terme, la pérennité de la mesure.

J.R. : Les business angels ne sortent-ils pas affaiblis de la réforme des holdings ?

Ph. A. : Bien au contraire ! La possibilité d’investir dans des holdings sans risque aurait pu assécher le marché. Pourquoi se tourner vers des start-up quand on peut protéger son investissement ? La loi de finances garantit que l’argent de l’ISF se tournera vers de véritables entreprises et elle préserve la capacité des business angels à se regrouper pour agir, tout en accueillant de nouveaux investisseurs en leur sein.

J.R. : Etes-vous favorable à l’amendement Forissier, qui prévoit d’imposer aux holdings d’investir à 60 % dans des entreprises de moins de cinq ans ? 
Ph. A. : C’est une mesure qui va dans le même sens que l’amendement que nous avons voté au Sénat, qui prévoit de limiter le nombre d’associés d’une holding à 50 personnes et d’empêcher les clauses de sortie. Mais il me semble que l’obligation d’investir dans l’année est déjà assez forte sans que l’on ne restreigne encore l’utilisation des holdings.

Propos recueillis par Jean Rognetta

Article connexe :

Lettre ouverte à Madame Idrac sur la loi TEPA, l’investissement dans les PME et les récents amendements Adnot.

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déc
29
2009

L’internet en Corée, rencontre avec Olivier Mouroux, CEO et co-fondateur d’Asiance

La forte densité de population de la Corée du Sud, majoritairement réunie dans les grandes villes et leurs environs et donc  concentrée autour des répartiteurs, a favorisé un déploiement des réseaux très rapide. De là, l’accès devient aussi facile pour une société que pour un foyer. Près de 40% des Coréens habitent dans des complexes de grands immeubles. Les fournisseurs d’accès à Internet passent ainsi facilement des contrats avec les gérants des complexes afin d’utiliser les paires de cuivre pour distribuer Internet dans les foyers. La boucle locale non entièrement détenue par une société, contrairement au cas de  la France, a permis de ne pas paralyser la concurrence et a stimulé les FAI à sortir des offres compétitives. Séoul et sa banlieue constituent ainsi un véritable berceau de technologie, tandis qu’y réside près de la moitié des habitants du pays : les connections haut débit se sont propagées comme une traînée de poudre ! Les opérateurs ont supporté le coût de la construction des réseaux par des investissements directs tout en bénéficiant de prêts très avantageux de la part du gouvernement.

C’est là qu’Olivier Mouroux a décidé de s’installer en octobre 2002 pour créer sa société, Asiance, avec Kim Bosun, son associée. Clément Charles (Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne) l’a rencontré pour « Aujourd’hui la Corée« . Olivier nous parle de modes de consommation et de communication, des comportements d’achat et nous dresse un portrait de ce que nous pourrions faire (aussi) en France…

Qu’est-ce que la convergence ?

Nous assistons actuellement en Corée à une transformation du fonctionnement et du mode de consommation des nouveaux réseaux de communication. Il y a à la fois une convergence en terme de normes techniques et une convergence en terme de média, ce qui permet à chacun d’avoir accès à une multitude d’information sur son téléphone portable, son ordinateur, sa télévision, etc… peu importe le lieu où l’on se trouve en Corée et le mode d’accès utilisé, que ce soit via du 3G+, de la fibre optique, de la télévision mobile personnelle (S-DMB ou T-DMB), ou encore par de l’IPTV.

Qui dit communication sur différents réseaux dit nouvelles formes de marketing et de publicité…

Effectivement. Actuellement se mettent en place de nombreux business model qui restent encore à définir et à tester. Le S-DMB par exemple reste avant tout un produit d’appel pour permettre aux abonnés de faire un choix entre les différents opérateurs de téléphonie mobile. Mais tout reste à inventer… par exemple dans le domaine des puces RFID intégrées aux téléphones portables. On pourrait imaginer que demain vous passiez votre portable devant une bouteille de vin et que vous auriez automatiquement une carte du vignoble correspondant qui s’afficherait sur votre écran. Cette puce, placée dans une table par exemple, permettra de répondre à un capteur et d’indiquer son prix et ses caractéristiques. Cette table pourra également servir de base pour des enquêtes de consommateurs, etc. Il est possible d’imaginer une multitude d’applications marketing. Toutes les idées sont permises et cela va révolutionner les applications marketing dans le futur.

Les entreprises pourront à partir de là cibler parfaitement leur clientèle. Aujourd’hui, avec Internet, si un consommateur souhaite acheter un appareil photo, l’entreprise peut le savoir. L’intérêt est par conséquent d’atteindre une offre ciblée à 70% sur la personne et de pouvoir répondre en temps réel aux besoins précis de chaque consommateur.

Quelles conséquences aura la mise en place de connexion 1 Gb/s prévue pour 2012 en Corée ?

La réaction première d’un français est de dire : « à quoi cela sert-il ? ». En France, les réseaux à 100Mb/s ne sont pas encore vraiment disponibles. La fibre optique arrive à peine à 40 000 abonnées en FTTH dans les grandes villes. A Séoul, l’installation du 100 Mb/s se fait en une heure. Une connexion à 1 Gb/s permettra d’obtenir par exemple de la vidéo HD sur demande et de façon immédiate. Et dans ce pays où tout va très vite et où la population ne supporte pas d’attendre, cela va créer un nouveau marché de l’instantané proposant des services de haute qualité. De nouveaux business models devraient se créer avec de nouveaux canaux de communication et de marketing basés sur un transfert d’information extrêmement rapide. Des offres de haute qualité devraient voir le jour associées à de nouveaux plans marketing.

Pourquoi la France est-elle souvent si lente quant à l’adoption de nouvelles technologies ?

Je pense que c’est un blocage historique à la fois culturel et en partie du à un manque de volonté politique. Nous avons cette capacité à être réfractaire à la technologie, peut-être à cause de sa complexité et de la petite demande d’investissement personnel. Notre rapport à la vie privée est très différent des Coréens. Nous donnons très difficilement notre carte d’identité ou notre carte bancaire. Les Coréens sont beaucoup plus curieux vis-vis à de la technologie, et ont tendance à être beaucoup plus facilement des early-adopters. Les personnes jouent également plus sur le phénomène de masse, ils cherchent à se ressembler, à posséder les mêmes choses ou à avoir mieux que leur voisin. Ce phénomène du produit trendy provoque une surenchère permanente sur la technologie. Le contexte historique joue son rôle également. Les parents Coréens n’ont pas beaucoup communiqué, échangé, voyagé et utilisent maintenant l’ensemble des moyens de communication actuels comme un exutoire. Ils poussent les jeunes générations à la consommation. Dans une ville de 25 millions d’habitants comme Séoul, où les déplacements sont difficiles et le temps sacré, ces nouvelles technologies deviennent un moyen simple, rapide et efficace d’échanger de l’information et de rester en contact avec ses proches et son réseau professionnel. Séoul, qui est organisée en zones d’achats (produits animaliers vers Myeongdong, électronique à Yongsan, etc.), est très peu pratique lorsque l’on souhaite acheter différents produits. Les achats en ligne apparaissent donc comme une solution naturelle et logique avec une livraison ultra rapide et bien entendu un taux de retour important parfaitement géré.

Quelles sont les différences notables entre la France et la Corée en termes d’utilisation de l’Internet ?

La différence majeure entre la France et la Corée réside dans le fait que le gouvernement sud-coréen a positionné les technologies comme un objectif clair de développement et que la population a confiance et réagit en fonction. Un exemple frappant est la formation des femmes entre 40 et 60 ans (ajumma en coréen) sur les nouvelles technologies qui a été un énorme succès. En France, le gouvernement ne prévoit pas de plans à long terme. Le jour où la Corée annonçait vouloir mettre en place un réseau de 1 Gb/s d’ici 2012, le quotidien français Le Monde expliquait que les accès à certains sites étaient restreints pour la secrétaire d’Etat à l’économie numérique. Cela montre vraiment le décalage entre la France et la Corée.

Concernant l’utilisation d’Internet, la Corée du Sud est une des premières au monde avec un taux de pénétration de 80,6%. Nous constatons que la courbe française des 6-18 ans augmente progressivement dû au contrôle parental alors qu’en Corée ce n’est pas du tout le cas avec un taux très élevé dès le plus jeune âge (6-8 ans). En Corée, c’est seulement qu’à partir de 50 ans que l’utilisation de l’Internet commence à ralentir. La formation des ajumma dans les mairies jouent un rôle conséquent dans l’utilisation de l’Internet par les plus âgés.

Comment la Corée a pu en arriver à un développement si important de l’Internet ?

Plusieurs éléments sont à l’origine de cela : le premier facteur est la rapidité, avec des infrastructures de réseaux offrant une réception de l’information en instantané et partout. Le second facteur porte sur la sécurisation. Dans un pays aussi sécurisé que la Corée, la population n’a pas peur d’acheter sur Internet. La multitude des moyens de paiement favorise cette sécurité (carte de crédit, carte prépayée, puce dans les cartes ou les téléphones, etc.). Le troisième facteur est un service pas loin de la perfection. Les Coréens ont développé une vraie culture de service qui permet de garantir aux consommateurs une expérience d’achat agréable et sans risque en cas de problème avec le produit.

Quels changements sont à prévoir face à la crise ?

Si crise il y a, la population risque de moins sortir dans les grands magasins. Le shopping étant un procédé « quasi-vital » en Corée, les consommateurs vont très probablement se tourner encore plus vers l’Internet. Nous devrions constater une augmentation du nombre d’heures passées sur la toile (déjà à 120 heures par mois !). Il va falloir créer plus de contenus pour les surfeurs et les directeurs marketing vont devoir se pencher davantage sur ce phénomène. Les gens risquent de s’enfermer chez eux plus souvent, ce qui favorisera également le marché du jeu vidéo. Il va falloir trouver de nouveaux concepts et toute entreprise qui ne proposera pas de services en ligne d’ici 2010 risque de se faire perdre rapidement des parts de marché.

En temps de crise, les responsables financiers souhaitent avoir des rapports concrets des dépenses effectuées. Le seul média capable de répondre à la question « combien un euro utilisé en communication rapporte à mon entreprise ? », c’est Internet. Le marketing sur Internet permet de gérer toute la chaîne : accaparer une personne et l’emmener dans le magasin. La publicité sur Internet représente aujourd’hui 25% du marché mondial découpé approximativement à 60% sur les mots clés (pour le ciblage) et 40% sur bannières publicitaires. Les mots clés sont essentiels car ils permettent de gérer un budget avec une grande précision grâce aux remontées des coûts par clics. Il faut également bien sûr compter sur le marketing viral (voir Corée Affaires n.76, page 44), l’effet de buzz, les blogs et les publicités dans les jeux vidéo. Jusqu’en 2005-2006, on essayait de faire venir les consommateurs sur un site. Aujourd’hui, le but est de faire parler de son site là où les gens sont. Le marketing sur Internet est une stratégie à long terme.

PS : j’en profite également pour vous présenter un blog d’actu sur la Corée (http://encoreedusud.blogspot.com)

Article publié dans Corée Affaires de la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Coréenne « Internet, robots, réseaux… La Corée, pays des nouvelles technologies » (avril-mai 2009)

Articles connexes sur la Corée sur le blog En Coree Du Sud

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déc
21
2009

Comment présenter son dossier à un BA

Nous savons à présent ce qu’est un business angel et de quelle manière ALA (Alpes Leman Angels) se positionne. Nous savons également comment les BA sont organisés pour couvrir le territoire. Voyons à présent quel conseils Alain Charrier, Président d’ALA donne aux porteurs de projets pour présenter leurs dossiers.

Le temps est un facteur critique pour un porteur de projet. Quelle est la durée moyenne entre la présentation du projet et son acceptation potentielle ?
Un BA est avant tout un individu qui investit son temps et une partie de son patrimoine dans une start-up. Qu’attendent-ils en retour et quels sont leurs critères de sélection ?

Alain Charrier nous donne sa vision des choses.

Articles connexes :

Guy Kawasaki, founder and Managing Director of Garage Technology Ventures, believes that those companies who set out to make a positive change in the world are the companies that will ultimately be the most successful. He gives examples of the best way to make meaning: increase quality of life, right a wrong, and prevent the end of something good.
Making pitches is a way of life for an entrepreneur. Kawasaki provides his tips for ensuring each pitch is better than the last. His 10/20/30 rule for PowerPoint slides is essential.

Myriad group : un géant sur le marché des logiciels pour la téléphonie mobile né du regroupement d’Esmertec et de Purple Labs. Un investissement de 120 millions de dollars

Jean Schmitt, Managing Partner de Sofinnova Partners nous explique comment évolue le marché de la téléphonie mobile…

La gestion des investissements en temps de crise

Rencontre avec Franklin Servan-Schreiber, Président de Zoomorama.

Rencontre avec Fred Destin, Associé, Venture Atlas.

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